Un jour, une citation: Sofia Lundberg

J’ai appris le français à l’aide des livres de la bibliothèque et d’un dictionnaire. J’ai commencé par les moins épais et j’ai continué, volume après volume. Tous ces ouvrages merveilleux qui m’ont tant appris sur la vie et le monde. L’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique étaient réunies sur ces étagères. Tous les pays, leurs parfums, leur climat, leur culture. Et leurs habitants. Ils vivaient dans des mondes différents et pourtant, ils étaient semblables. Remplis de peurs, de doutes, de haine et d’amour.Comme nous tous. […] J’aurais pu rester là pour toujours. Ma place était au milieu des livres, c’était parmi eux que j’étais heureuse. Sofia Lundberg  » Un petit carnet rouge », Livre de poche, p.65

(Photo: Bouquinerie, Redu)

Un jour, une citation: Patrick Modiano

Je crois qu’il est préférable de laisser courir sa plume. Oui, les souvenirs viennent au fil de la plume. Il ne faut pas les forcer, mais écrire en évitant le plus possible les ratures. Et dans le flot ininterrompu des mots et des phrases, quelques détails oubliés ou que vous avez enfouis, on ne sait pourquoi, au fond de votre mémoire remonteront peu à peu à la surface. Surtout ne pas s’interrompre, mais garder l’image d’un skieur qui glisse pour l’éternité sur une piste assez raide, comme le stylo sur une page blanche. Elles viendront après les ratures. Patrick Modiano « Encre sympathique » Gallimard

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)

Un jour, une citation: Jasper Fforde

🇫🇷 Au fond, la lecture est un processus bien plus créatif et imaginatif que l’écriture: quand le lecteur invoque l’émotion, ou les couleurs du ciel au soleil couchant, le parfum de la brise d’été sur son visage, il mérite autant de considération que l’écrivain… voire plus. Jasper Fforde « Le Puits Des Histoires Perdues »

🇮🇹 In fondo, leggere è un procedimento molto più creativo e fantasioso che scrivere; quando un lettore evoca in sé un’emozione, o i colori del cielo al tramonto, o il profumo di una tiepida brezza estiva sul viso, dovrebbe elogiare se stesso quanto lo scrittore, o forse di più. Jasper Fforde « Il pozzo delle trame perdute »

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)