Douglas Kennedy « La symphonie du hasard » (Tome 1,2,3)

Quatrième de couverture

Tome 1

Toutes les familles sont des sociétés secrètes. Des royaumes d’intrigues et de guerres intestines, gouvernés par leurs propres lois, leurs propres normes, leurs limites et leurs frontières, à l’extérieur desquelles toutes ces règles paraissent souvent insensées.

Comme chaque semaine, Alice Burns, éditrice new-yorkaise, s’apprête à rendre visite à son jeune frère Adam. Jadis jeune loup de Wall Street en pleine ascension, ce dernier croupit désormais en prison.

Mais cette rencontre hebdomadaire va prendre un tour inattendu. Décidé à soulager sa conscience, Adam révèle un secret qui pourrait bien venir rompre les derniers liens qui unissent encore leur famille.

Et Alice de replonger dans l’histoire des siens, celle d’un clan à l’image de l’Amérique: volontaire, ambitieux, assoiffé de réussite, souvent attaqué, blessé parfois, en butte à ses propres démons, mais inlassablement en quête de rachat…

Premier volume d’une fresque à l’ampleur inédite, La Symphonie du hasard marque le grand retour de Douglas Kennedy. Dans le bouillonnement social, culturel et politique des sixties-seventies, de New York à Dublin en passant par l’Amérique latine, un roman-fleuve, porté par un souffle puissant.

Tome 2

Fresque à l’ampleur inédite, La Symphonie du hasard couvre vingt ans d’histoire américaine. Dans le bouillonnement social, culturel et politique des sixties-seventies, de New York à Dublin en passant par l’Amérique latine, un roman-fleuve, porté par un souffle puissant.

Pas évident d’échapper à sa famille, a fortiori quand cette dernière est en conflit permanent, avec une fâcheuse tendance à se mettre dans des situations compliquées. Alice Burns, elle, a choisi une solution radicale : mettre un océan entre elle et les siens et poursuivre ses études en Irlande. D’abord déstabilisée par l’accueil quelque peu revêche des Dublinois, elle se surprend à prendre goût à une existence simple, plus sereine. Et sa rencontre avec Ciaran pourrait même lui laisser entrevoir la possibilité d’une autre vie. Mais alors que résonnent les premiers échos des exactions de l’IRA, voici que resurgit une vieille connaissance, et avec elle un passé qu’Alice aurait préféré oublier à jamais…

Tome 3

On ne peut jamais vraiment prévoir l’avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d’intéressant, de bon, de merveilleux, sera éternellement contrebalancé par le mauvais, le tragique, l’effroyable. C’est le prix à payer pour ce cadeau extraordinaire qui nous est fait : l’absence de certitudes… Sinon celle, absolue, que la présence de chacun de nous dans cet espace grand ouvert touchera un jour à sa fin.
Mais pour ceux d’entre nous qui sont toujours là, sur le chemin, que dire de ce qui nous attend ? Quels mots suffiraient à résumer ce qui s’étend devant nous ?

Mon avis

Une jeune fille, puis une femme! De sa vie d’étudiante à sa vie d’éditrice! Sa famille, son histoire familiale avec ses secrets, ses intrigues, ses incompréhensions; cette famille dont on veut s’échapper, mais vers laquelle on revient toujours! En toile de fond l’histoire des États-Unis, politique, culturelle et sociale! Et le hasard et sa symphonie! Ce qui nous arrive est-il le fruit de nos décisions, de nos choix ou des circonstances?

Une saga familiale et une fresque sociale américaine. Une fine analyse psychologique de la complexité des relations familiales. La littérature américaine en filigrane. Une belle lecture estivale!

Extraits

▪️Toutes les familles sont des sociétés secrètes. Des royaumes d’intrigues et de guerres intestines, gouvernés par leurs propres lois, leurs propres normes, leurs limites et leurs frontières, à l’extérieur desquelles toutes ces règles paraissent souvent insensées. Nous chérissons la famille plus que tout autre forme de communauté, car elle est la clé de voûte de l’ordre social.

▪️Nous ne sommes pas seulement la somme de tout ce qui nous est arrivé au cours de notre vie, mais aussi un témoignage vivant de la façon dont on a interprété ces évènements. La symphonie du hasard mêlée aux accords infiniment complexes de nos décisions – une partition qu’on se surprend à réécrire pour en effacer les erreurs de jugement et les nombreux gâchis.

▪️La vie est ainsi faite: on se retrouve à un certain endroit, à un certain moment, et il suffit d’un regard à travers la pièce, d’une rencontre, d’une amorce de conversation, pour que la trajectoire de notre existence change soudain du tout au tout.

▪️… la vérité pouvait blesser parfois… surtout quand on use du mensonge pour punir les autres de nos propres manquements.

▪️… la vie n’est qu’une suite interminable de questions auxquelles il n’existe nulle réponse simple.

On ne connaît jamais l’étendue de notre malheur jusqu’à ce que, un jour, un détail, parfois insignifiant, déclenche en nous une avalanche de tristesse refoulée depuis des mois, voire des années.

▪️… penser d’une manière complètement indépendante de mes origines et de mon milieu, même si j’étais toujours sous leur emprise.

▪️Mais l’histoire nous enseigne que ce n’est qu’une fois la poussière retombée, comme le dit le proverbe, qu’on peut enfin distinguer dans son ensemble l’héritage immensément complexe et souvent contradictoire d’une personne. L’Histoire en tant que telle est certes une étude des forces géographiques, politiques, sociales, économiques et théologiques qui régissent notre monde ; mais c’est aussi un moyen d’examiner les grandes blessures dans lesquelles nous vivons. « Il se rit des plaies, celui qui n’a jamais reçu de blessures. » Shakespeare, bien entendu. Les blessures sont ce qui définit. Elles sous-tendent la destinée de chaque nation.

▪️N’est-ce pas un phénomène bien curieux que, lorsqu’on apprend une terrible nouvelle – qui va bouleverser à jamais notre existence -, ón ne réagisse pas tout de suite? Comme si notre oreille interne et nous empêchait de comprendre réellement ce qui nous arrive.

▪️Nous sommes composés d’élans contradictoires; suivre l’un c’est forcément renoncer aux autres. Et si bénéfique soit-il, ce renoncement ne cessera de se rappeler à nous, parce que ces choses que nous avons dû abandonner constituent une part fondamentale de nous-mêmes

▪️- Pour faire de la littérature, il faut être un peu romantique, non?

– Ou complètement cinglé.

▪️La symphonie du hasard. Tout ce qui m’arrivait était-il simplement le fruit des circonstances, ou avais-je, par le biais de mes choix et de mes actions, un certain degré d’incidence sur le cours des choses?

▪️Les désastres amoureux ont toujours l’air ternes quand ils sont racontés.

▪️La vie nous joue parfois des tours décourageants, ma chère. Ou peut-être qu’on se les joue à soi-même…

▪️J’aime à croire qu’on lit pour ne plus se sentir aussi seul, pour prendre conscience que quelqu’un est déjà passé par là et a eu les mêmes pensées, les mêmes réactions, quelqu’un qui a affronté les mêmes dilemmes, doutes et regrets que vous.

▪️Peut-être que j’ai besoin de cette douleur. C’est tout ce qui me définit.

▪️Même dans les périodes les plus difficiles, les choses finissent parfois par se mettre en place. Parce que aussi épuisé et détaché du monde qu’on puisse se sentir, une parie de nous se met en tête de survivre, coûte que coûte.

▪️Tu es ce que ton expérience a fait de toi. Mais tu es libre de regarder l’avenir sous un angle différent.

▪️La famille est un foutoir, mais c’est notre foutoir.

▪️Les écrivains ont tous le même démon… Celui du doute.

▪️On ne peut jamais vraiment prévoir l’avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d’intéressant, de bon, de merveilleux, sera éternellement contrebalancé par le mauvais, le tragique, l’effroyable.

Note: 4/5

Belfond, 2017, 2018

Paul Auster «La nuit de l’oracle»

Quatrième de couverture

Après un long séjour à l’hôpital, l’écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l’ampleur de ses dettes et par l’angoisse de ne plus jamais retrouver l’inspiration.

Un matin, alors qu’il fait quelques pas dans son immeuble, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu.

Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu’il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises…

Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l’improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l’oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l’imaginaire d’était rien d’autre que le déroulement du temps avant le mort. Ou pire encore, son origine.

Mon avis

Un carnet bleu fabriqué au Portugal déniché dans une papeterie lors d’une promenade. Et un écrivain recommence à écrire. Les mots jaillissent comme sous la dictée et les événements s’enchaînent dans sa vie et dans son livre… La littérature et la vie se confondent et s’entremêlent. Il y a le livre et le livre dans le livre et même le livre dans le livre qu’il écrit. C’est puissant, dense et envoûtant. Un roman sur l’écriture, l’inspiration, la fiction et la réalité. Et une écriture d’une finesse et d’une précision hors du commun.Un coup de cœur et certainement un des meilleurs Paul Auster!

Extraits

▪️Tout n’est pas bon à dire…

▪️Le monde est régi par le hasard. Des événements fortuits nous guette chaque jour de nos vies.

▪️on tombe amoureux de ce que nous sommes…

▪️dès l’instant où nous passons au-delà d’un catalogue de qualités et d’apparences superficielles, les mots commencent à nous manquer, s’émietter en confusions et en métaphores brumeuses dépourvues de substance

▪️ »l’âme » est toujours communiquée à l’autre au moyen des yeux.

▪️Le mystère du désir commence lorsqu’on plonge les yeux dans les yeux de la personne aimée, car c’est là seulement que l’on peut entrevoir qui elle est.

▪️… il aperçoit un lien entre lui et le sujet du roman, comme si, d’une façon oblique et extrêmement métaphorique, le livre lui parlait, à lui, sur un ton d’intimité, de sa propre situation actuelle.

▪️… il lui est possible, lorsqu’il se perd dans les pages du roman, d’oublier qui il était.

▪️Les mots jaillissaient de moi comme si j’écrivais sous dictée, notant les phrases prononcées par une voix qui parlait dans la langue cristalline des rêves, des cauchemars et des pensées librement associées. p.110

▪️Les pensées sont réels. Les mots sont réels. Tout ce qui est humain est réel et parfois nous savons certaines choses avant qu’elles ne se produisent, même si nous n’en avons pas conscience. Nous vivons dans le présent, mais l’avenir est en nous à tout moment. Peut-être est-ce pour cela qu’on écrit… Pas pour rapporter des événements du passé, mais pour en provoquer dans l’avenir.

▪️Nous savons parfois les choses avant qu’elles ne se produisent, même si nous ne savons pas que nous savons.

▪️C’était le bonheur au-delà de toute consolation, au-delà de toute la laideur et la beauté du monde.

Note: 5/5 💙💙

Titre original: « Oracle night »

Babel, 2006, 236p.

Jacqueline Woodson « Un autre Brooklyn »

Quatrième de couverture

« La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour… devenir. »

Mon avis

Une histoire par petites touches. Celle de quatre adolescentes dont peu à peu on découvre le parcours. La naissance d’une amitié, l’absence d’une mère, l’acceptation de la douleur et de la réalité, le deuil, la religion. De cours paragraphes décousus qui dévoilent une histoire! Une façon de raconter les choses un peu déroutante!

Extraits

– … la tragédie ne se vit pas sur le moment. Mais dans le souvenir

– À un moment donné nous avons tous la même destination, ai-je pensé. À un moment donné, tout, la moindre chose, chacun de nous se mue en souvenir.

À propos de l’écriture de « Un autre Brooklyn »

– Un écrivain écrit pour exister.

– En fin de compte, un écrivain vit seul avec son histoire, se débat avec les personnages, le cadre, la façon dont la lumière éclaire une scène et en disparaît. Les messages plus profonds lui échappent souvent. Tantôt je prends pour un dû l’écriture d’un roman, cette traversée des apparences, tantôt je maudis la puissance de la muse. L’un dans l’autre je vis chacune de mes journées inondée de gratitude.

Note: 3,5/5

Stock, 2018, 176p.

Gabrielle Zevin « La librairie de l’île »

Quatrième de couverture

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot: «Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte.» Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.

Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

Mon avis

Je suis toujours attirée par les livres qui parle de librairie et de livres! Celui-ci est une jolie petite histoire, sans plus. Une lecture légère qui regorge cependant d’amour pour les livres et la lecture.

Extraits

– mais qu’y-a-t-il, dans la vie de plus personnel que les livres?

– les choses qui nous émeuvent à 20 ans ne sont pas forcément celles qui nous touchent à 40 et vice-versa. C’est valable pour les livres comme dans la vie.

– En temps que lecteur, il sait que tout repose sur la construction de l’œuvre.

– Il suffit de poser une question pour percer quelqu’un à jour: Quel est ton livre préféré?

– Parfois les livres attendent le bon moment pour nous trouver.

– On reste toujours attaché à son premier amour littéraire.

– Peut-être suis-je un mauvais bouquin avec une jolie couverture.

Note: 3,5/5

Pocket, 2017, 283p.

Charles Martin « La montagne entre nous »

Quatrième de couverture

Et si votre survie dépendait d’un inconnu ?

Aéroport de Salt Lake City. Une tempête de neige est annoncée. Ben Payne, chirurgien, est attendu dès le lendemain pour deux opérations. Ashley Knox, journaliste, se marie le jour suivant. Bloqués tous les deux pour la nuit, ils parviennent à convaincre le pilote d’un petit avion de tourisme de les rapprocher de leurs destinations. Une solution de secours qui vire au cauchemar quand l’avion s’écrase en pleine montagne. Ben et Ashley, gravement blessée, sont les seuls survivants du crash.

À 3500 mètres d’altitude, au cœur de l’hiver, sans aucun moyen de communication, ils devront pour survivre parcourir ensemble soixante-quinze kilomètres dans des conditions extrêmes. Un pari presque impossible pour ces deux êtres qui la veille encore ne se connaissaient pas.

Mon avis

Un homme et une femme perdus en montagne après un accident d’avion. Coupés de tout, ils vont devoir survivre et essayer de se sauver.Et ils vont se parler… et se raconter.

Un joli roman, de jolis personnages attendrissants et touchants, une écriture rythmée, une agréable lecture.

Extraits

– Tu crois en des choses que tu ne peux pas voir et tu parles une langue que seul le cœur connaît.

– Toute ma vie , j’avais lutté dans les vagues, ballotté, retourné, balancé comme une poupée de chiffon, cherchant à remonter à la surface, à respirer, tandis qu’une main invisible me maintenait sous les flots. Toi, en cet instant, tu avais retenu les vagues, tu m’avais hissé hors de l’eau, et tu m’avais comblé.

– On peut briser les os avec une pierre ou un bâton, mais si on veut blesser quelqu’un en profondeur… rien ne vaut les mots.

Note: 4/5

Titre original: « The mountain between us »

Presses de la Cité, 2017, 377p.

Ann Kidd Taylor « Hôtel des muses »

Quatrième de couverture 

Maeve, une biologiste marine, arpente les océans du monde. À l’approche de son anniversaire, elle retourne dans le golfe du Mexique, à l’Hôtel des Muses, fondé par son exubérante grand-mère sur un îlot paradisiaque. Dans ce lieu splendide où elle a grandi, elle veut faire le point sur sa vie. Ce séjour va prendre une tournure inattendue. Dès son arrivée, Maeve ap­prend qu’un nouveau chef a été embauché : Daniel, son amour de jeunesse, avec qui elle a failli se marier sept ans plus tôt. Puis son frère lui annonce qu’il va publier un premier roman inspiré de sa vie amoureuse. Maeve se sent tra­hie, et bientôt, quelqu’un s’en prend aux requins citrons, son espèce favorite… Avec un cadre somptueux, une fine analyse des sentiments et des personnages profonds, Hôtel des Muses est une évocation tendre et touchante du pouvoir du pardon et de la promesse du véritable amour.

Mon avis 

Une comédie sentimentale légère et entraînante, lecture idéale pour les vacances. L’amour des océans et l’amour des livres. Un amour de jeunesse, un amour d’aujourd’hui, lequel choisir?  Un joli moment de lecture

Extraits 

– On ne sait quel doux mystère dissimulé cet océan dont les mouvements, redoutables dans leur suavité, sont semblables à ceux des profondeurs d’une âme. Herman Melville

– … tout, absolument tout ce qui nous donne la sensation d’être bien en vie mérite notre attention. p.37

– Je savais quel pouvoir un lien ancien continuait parfois d’exercer. Sur deux personnes, et une part de moi redoutait qu’il puisse ne jamais revenir. L’autre redoutait tout autant qu’il revienne. Mais je refusais de m’appesantir là-dessus

Note: 4/5

Titre original : The Shark Club

Calmann-Levy,2017, 395p.