Un jour, une citation: Honoré de Balzac

L’absorption des idées par la lecture était devenue chez lui un phénomène curieux ; son œil embrassait sept à huit lignes d’un coup, et son esprit en appréciait le sens avec une vélocité pareille à celle de son regard; souvent même un mot dans la phrase suffisait pour lui en faire saisir le suc. Honoré de Balzac « Louis Lambert » Folio, p.30

(Photo: Pêle-mêle, Bruxelles)

Un jour, une citation: Sibylle Lewitscharoff

Derrière des rideaux tirés, à la lumière d’une lampe, il fait bon lire. Sur une chaise longue à la plage, avec le murmure des vagues qui frappent le rivage, il fait bon lire. Au lit, il fait bon lire, jusqu’à ce que la main emportée par le sommeil fléchisse et que le livre lui échappe. Sibylle Lewitscharoff in « Pourquoi lire » Premier Parallèle, p.119

(Photo: Cook and Book, Bruxelles)

Un jour, une citation: Eva Illouz

La lecture a été un long dialogue ininterrompu avec moi-même: un dialogue parfois perturbé par des clichés, qui a parfois correspondu au long processus qui consiste à apprendre à nommer ses expériences, d’autres fois à une tentative de lever l’épais brouillard pesant sur un monde que je ne comprends toujours qu’imparfaitement. Eva Illouz in « Pourquoi lire » Premier Parallèle, p.79

(Photo: Librairie Génicot, Galerie Bortier, Bruxelles)

Un jour, une citation: Michèle Halberstadt

La bibliothèque de mon enfance était gratuite. C’était un des rares endroits où j’ai eu, très tôt, le droit de me rendre seule, à pied. J’y ai fait des découvertes éblouissantes. J’y ai mélangé les genres, affiné mes goûts, lu trop tôt des livres qui n’étaient pas de mon âge et dont ensuite j’entendais les adultes parler en me mordant les lèvres pour ne pas me trahir. Je conserve aux bibliothèques une fervente reconnaissance. […]

Une bibliothèque est une terre d’accueil qui ne nécessite aucun passeport, une ambassade dont le visa permet d’entreprendre ce voyage immobile et inépuisable qu’est la lecture. Michèle Halberstadt « Née quelque part » Albin Michel, p.38

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)

Un jour, une citation: Honoré de Balzac

Quand il employait ainsi toutes ses forces dans une lecture, il perdait en quelque sorte la conscience de sa vie physique, et n’existait plus que par le jeu tout-puissant de ses organes intérieurs dont la portée s’était démesurément étendue : il laissait, suivant son expression, « l’espace derrière lui ». Honoré de Balzac « Louis Lambert », Folio, p.32

(Photo: Vieille Bourse, Lille)