Un jour, une citation: Colette

Je m’assurai longtemps la jouissance d’une aile, la gauche, de la grande bibliothèque à deux corps et quatre portes. Les portes du buffet supérieur étaient vitrées, celles du corps inférieur pleines, et de bel acajou ronceux. En ouvrant la porte d’en bas à angle droit, le battant joignait le flanc d’un secrétaire, et comme la bibliothèque tenait entier un panneau de mur, je m’enfermais, assise sur un petit « banc de pieds », dans un réduit quadrangulaire formé par le flanc de la commode, le mur, l’aile gauche et sa porte béante. Devant moi, sur trois rayons d’acajou s’étalaient, du papier vergé à la coupelle de poudre d’or, les objets de mon culte. Colette « La cire verte », in « Le Képi »

Un jour, une citation: Cristina Caboni

🇫🇷 Les livres l’avaient toujours fascinée. Ils étaient une possibilité, de nouvelles occasions. Ils étaient des réponses… Cristina Caboni «  Une vie entre les pages » Presses de la Cité, p. 16

🇮🇹 I libri l’avevano sempre affascinata. Erano possibilità, nuove occasioni, erano risposte… Cristina Caboni « La rilegatrice di storie perdute » Garzanti

(Photo: Galerie Bortier, Bruxelles)

Un jour, une citation: Gustave Flaubert

🇫🇷 Et Emma cherchait à savoir ce que l’on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d’ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Gustave Flaubert « Emma Bovary »

🇮🇹 E Emma cercava di capire che cosa si intendesse in realtà con le parole felicità, passione, ebbrezza, che le erano sembrate così belle nei libri. Gustave Flaubert « Emma Bovary »

(Photo: Bouquinerie, Bruxelles)

Un jour, une citation: Cristina Comencini

🇫🇷 Chaque vrai livre contient un mystère ignoré même de l’auteur. Celui qui lit et celui qui écrit sont liés par le même désir de le découvrir. Ils le font ensemble, sur une chemin commun, où le lecteur a l’impression d’être guidé, alors que l’écrivain ne connait ni la route ni la direction. Cristina Comencini « Matriochka »

🇮🇹 Ogni vero libro contiene un mistero ignorato anche dall’autore. Chi scrive e chi legge sono accomunati dalla stessa passione di svelarlo. Lo fanno insieme, in un cammino comune, in cui al lettore pare di essere portato, mentre lo scrittore non sa la strada né la direzione. Cristina Comencini « Matrioska »

(Photo: Home)