Un jour, une citation: Carlos Ruiz Zafón

Chaque livre, chaque tome que vous voyez a une âme. L’âme de celui qui l’a écrite, et l’âme de ceux qui l’ont lue, l’ont vécue et en ont rêvé. Carlos Ruiz Zafón « L’ombre du vent »

Ogni libro, ogni volume che vedi possiede un’anima, l’anima di chi lo ha scritto e l’anima di coloro che lo hanno letto, di chi ha vissuto e di chi ha sognato grazie ad esso. Carlos Ruiz Zafón « L’ombra del vento »

(Photo: Librairie Tropismes, Bruxelles)

Un jour, une citation: Laure Adler

Lire, c’est disparaître.

Lire, c’est faire corps avec soi-même.

Lire, c’est éteindre le bruit des autres pour tenter d’atteindre sa propre mélodie.

Lire, c’est oublier, tout oublier, y compris ses lectures passées, toutes ces histoires qui sommeillent dans nos arrière-mémoires et qui ne demandent qu’à resurgir à l’improviste, ces pages entières qui nous tombent dessus – mais jamais, justement, quand on lit, quand on lit vraiment. Laure Adler , Stefan Bollmann « Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses » Flammarion

(Photo: Bouquinerie, Namur)

Un jour, une citation: Jaume Cabré

🇫🇷 … Je lis tous les jours et tous les jours je m’aperçois qu’il me reste tout à lire. Et de temps en temps, je dois relire même si je ne relis que ce qui est digne du privilège de la relecture.

– Et qu’est-ce qui rend digne de ce privilège ?…

– La capacité de fasciner le lecteur: de le faire s’émerveiller de l’intelligence qui se trouve dans le livre qu’il lit, ou de la beauté qu’il génère. » Jaume Cabré « Confiteor » Actes Sud

🇮🇹 … Ogni giorno leggo e ogni giorno mi rendo conto che mi manca tutto da leggere. E ogni tanto devo rileggere, anche se rileggo solo ciò che merita il privilegio della rilettura.

«E cosa fa meritare questo privilegio?»

«La capacità di affascinare il lettore; di farlo meravigliare per l’intelligenza presente nel libro che rilegge o per la bellezza che genera…. » Jaume Cabré « Io confesso » Rizzoli

(Photo: Vieille Bourse, Lille)

Un jour, une citation: Louis Dubrau

C’est d’ailleurs ce qu’elle attend d’un roman: « qu’il élargisse son champ de vision ». Cité dans la préface de Louis Dubrau* « À la poursuite de Sandra » Éditions Névrosée, Collection Femmes de lettres oubliées, p.9

* Louis Dubrau, de son vrai nom, Louise Scheidt. Née à Bruxelles (1904-1997). Elle choisit d’écrire sous un pseudonyme masculin, parce qu’elle se méfie des jugements subjectifs qu’on porte aux textes écrits par une femme.

(Photo: Bouquinerie, Louvain)