Un jour, une citation: Daniela Raimondi

Mais c’était trop tard: Edvige avait déjà pris goût à la lecture et, avec le temps, l’attachement aux livres donna un sens à sa vie. Elle commença à demander des romans à son ancienne maîtresse d’école qui fut heureuse de les lui procurer. Chaque mois, la maîtresse allait à la bibliothèque Ariostea à Ferrare, et revenait à Stellata le sac débordant de livres. Grâce à elle, Edvige fit la découverte des auteurs russes. Elle lut « Guerre et Paix », « Anna Karénine », « Les frères Karamazov ». Et se tourna ensuite vers les auteurs français: Hugo, Balzac, Dumas… Finalement elle découvrit « Madame Bovary » et en fut éblouie. Daniela Raimondo « Le sortilège de Stellata » Slatkine et compagnie, p.93-94

Photo: Pêle-Mêle, Bruxelles

Un jour, une citation: Honoré de Balzac

L’absorption des idées par la lecture était devenue chez lui un phénomène curieux ; son œil embrassait sept à huit lignes d’un coup, et son esprit en appréciait le sens avec une vélocité pareille à celle de son regard; souvent même un mot dans la phrase suffisait pour lui en faire saisir le suc. Honoré de Balzac « Louis Lambert » Folio, p.30

(Photo: Pêle-mêle, Bruxelles)

Un jour, une citation: Eva Illouz

La lecture a été un long dialogue ininterrompu avec moi-même: un dialogue parfois perturbé par des clichés, qui a parfois correspondu au long processus qui consiste à apprendre à nommer ses expériences, d’autres fois à une tentative de lever l’épais brouillard pesant sur un monde que je ne comprends toujours qu’imparfaitement. Eva Illouz in « Pourquoi lire » Premier Parallèle, p.79

(Photo: Librairie Génicot, Galerie Bortier, Bruxelles)

Un jour, une citation: Honoré de Balzac

Quand il employait ainsi toutes ses forces dans une lecture, il perdait en quelque sorte la conscience de sa vie physique, et n’existait plus que par le jeu tout-puissant de ses organes intérieurs dont la portée s’était démesurément étendue : il laissait, suivant son expression, « l’espace derrière lui ». Honoré de Balzac « Louis Lambert », Folio, p.32

(Photo: Vieille Bourse, Lille)

Un jour, une citation: Fernando Pessoa

🇫🇷 J’ai découvert que la lecture est une manière servile de rêver. Si je dois rêver pourquoi rêver les rêves des autres? D’après une note personnelle de Fernando Pessoa in Fernando Pessoa « Pourquoi rêver les rêves des autres? » Éditions L’orma

🇮🇹 Ho scoperto che la lettura è un modo servile di sognare. Se devo sognare, perché non sognare i miei stessi sogni? Fernando Pessoa « Note Personali »

(Photo: Bouquinerie, Redu)