Un jour, une citation: Umberto Eco

🇫🇷 Celui qui lit aura vécu au moins cinq mille ans: il était là quand Cain tua Abel, quand Renzo épousa Lucia, quand Leopardi admirait l’infini. La lecture, c’est une immortalité à rebours. Umberto Eco

🇮🇹 Chi legge avrà vissuto 5000 anni: c’era quando Caino uccise Abele, quando Renzo sposò Lucia, quando Leopardi ammirava l’infinità, perché la lettura è un’immortalità all’indietro. Umberto Eco Perché i libri allungano la vita, La bustina di Minerva, in “L’Espresso”, 2 giugno 1991

(Photo: Millefeuille, Café littéraire, Bruxelles)

Un jour, une citation: Eloïse Lièvre

La lecture achevée, les pages n’ont plus besoin d’être marquées, mais, nulle inadvertance, on n’oublie pas ce qu’on laisse dans les livres. On le laisse là sciemment, pour le retrouver plus tard, ou pour qu’il soit trouvé plus tard, quand on rouvrira le livre et qu’il exhalera, sous la forme de ce vestige pauvre, un fragment du passé, ou le souvenir d’un être cher. Ces bribes modestes de réel transforment les livres en herbiers, en albums, en écrins. Boîtes à moments. Memento mori. Bouteilles à la mer. Capsules de temps. A l’échelle de la bibliothèque, chaque livre joue ce même rôle. Eloïse Lièvre « Notre dernière sauvagerie » Fayard, p.306

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)

Un jour, une citation: Véronique Olmi

Elle s’était inscrite à la bibliothèque municipale et découvrait des mondes qu’elle ne comprenait pas toujours, mais au fur et à mesure de ses lectures, sa vie mêlée à celle des héros de roman prenait du souffle, c’étaient des vies immenses, des ailes déployées qui battaient dans le vent, comme si chacune méritait d’être applaudie. Véronique Olmi « Les évasions particulières  » Albin Michel, p.23

(Photo: Bouquinistes, Roma)

Un jour, une citation: Laurence Tardieu

On ne lit pas seulement des phrases. On lit tout ce qui, entre les mots, vibre, dans les espaces vierges, les marges blanches. Qu’y a-t-il de plus intime que la lecture? Ce chuchotement qui nous atteint au plus profond de nous, comme si, tout autour, une nuit accidentelle, était tombée sur le monde et l’avait rendu silencieux. Soudain il n’y a plus rien. Il n’y a plus que ce texte, qui résonne en nous. Laurence Tardieu “Un temps fou” Éditions Stock

(Photo: Librairie « Les fleurs du mal » , Bruxelles)