Un jour, une citation: Haruki Murakami

🇫🇷 … nous partagions la même passion pour la lecture. Lire nous était aussi naturel que respirer. Au moindre moment libre, il nous fallait nous asseoir seuls dans un coin tranquille et tourner les pages d’un livre. Haruki Murakami « Les amants du Spoutnik »

🇮🇹 … Entrambi amavamo i libri e per noi leggere era naturale come respirare. Appena avevamo un po’ di tempo, trovavamo un posto tranquillo dove sederci e immergerci nella lettura, divorando le pagine. Haruki Murakami libro « La ragazza dello Sputnik »

(Photo: Vieille Bourse, Lille)

Un jour, une citation: Erri De Luca

🇫🇷 Celui qui lit ou qui écoute n’est pas un récipient vide à remplir, mais un multiplicateur de ce qu’il reçoit. Il ajoute ses propres images, souvenirs, objections. Erri De Luca « Le tour de l’oie » Gallimard, p.108

🇮🇹 Chi legge o ascolta non è un recipiente vuoto da riempire, ma un moltiplicatore di quello che riceve. Aggiunge di suo immagini, ricordi, obiezioni. Erri De Luca « Il giro dell’oca » Feltrinelli

(Photo: Sterling Books, Bruxelles)

Un jour, une citation: Éliette Abécassis

C’était le temps où les gens lisaient, dans les métros, les rues, les plages et les lits, les salles de bains et les cuisines, les gens apportaient des livres dans les parcs, les jardins, les piscines, les salles d’attente, les bus, les trains, les avions, ils lisaient dans les fauteuils, les canapés, les salons, les hôtels, les cafés et les bars, les villes et les villages, l’été comme l’hiver, le soir ou le matin, en mangeant, en se couchant, en se levant, avec une tasse de thé ou un verre de vin, au coin du feu, lorsque le jour déclinait: les gens lisaient partout, à chaque moment de leur journée, à chaque heure de la vie, pour se raconter une autre histoire, pour fuir le réel ou le vivre plus intensément, pour comprendre les hommes ou pour les détester, ou simplement pour passer le temps. Éliette Abécassis « Nos rendez-vous » Grasset, p.14-15

(Photo: Librairie Thomas, Bruxelles)