Un jour, une citation: Sibylle Lewitscharoff

Derrière des rideaux tirés, à la lumière d’une lampe, il fait bon lire. Sur une chaise longue à la plage, avec le murmure des vagues qui frappent le rivage, il fait bon lire. Au lit, il fait bon lire, jusqu’à ce que la main emportée par le sommeil fléchisse et que le livre lui échappe. Sibylle Lewitscharoff in « Pourquoi lire » Premier Parallèle, p.119

(Photo: Cook and Book, Bruxelles)

Un jour, une citation: Annie Ernaux

Lire, c’est être momentanément séparé de soi et laisser un être de fiction, ou le « je » de l’écrivain, occuper complètement notre espace intérieur, nous entraîner vers son destin, nous émouvoir. C’est accepter qu’une voix fasse effraction dans la conscience et substitue la nôtre. Annie Ernaux « Séparer, relier » in « Pourquoi lire » Premier Parallèle

(Photo: Librairie Tropismes, Bruxelles)

Un jour, une citation: Jean-Christophe Bailly

Lire, ce n’est donc pas seulement marcher sur les traces de la différence produite par un livre, c’est aussi, d’une certaine façon marcher dans la forêt entière où ces traces ont déjà été suivies ou le seront. Dans cette forêt, chacun est seul, mais chacun, s’il le veut, peut aussi entendre d’autres pas que le sien. Jean-Christophe Bailly « Panoramiques »

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)

Un jour, une citation: Madeline Roth

À quel moment est-ce que j’ai compris ça, qu’il me faudrait lire, beaucoup, pour toutes les vies que je n’aurai pas? Moi, si j’étais une autre, si j’étais cent autres, je danserais sous l’orage. Je quitterais la route et je ne rentrerais pas. Je trouverais un hôtel à l’autre bout du monde et je changerais de prénom un peu tous les jours. » Madeline Roth « Avant le jour » la fosse aux ours

(Photo: Bouquinerie, Etterbeek)

Un jour, une citation: Dacia Maraini

🇮🇹 Leggendo ci si fa soggetto di una storia, di un discorso, di una riflessione, di una fantasia, di un sogno. E l’intensità di questo farsi non ha limiti, non ha cesure. Dacia Maraini « Amata scrittura », Rizzoli

🇫🇷 En lisant, on devient le sujet d’une histoire, d’un discours, d’une réflexion, d’une imagination, d’un rêve. Et l’intensité de ce devenir n’a pas de limites, n’a pas de césures. Dacia Maraini

(Photo: Librairie Gallimard, Paris)