ALEX RIVA « VOUS ALLEZ DIRE QUE ÇA NE ME REGARDE PAS »

Quatrième de couverture

Depuis le décès de Jeanne, son épouse, Pierre a fait du «Café Saint-Honoré» sa deuxième maison. Non content d’y observer les clients, ce psychiatre à la retraite aime prendre la liberté de leur apporter son assistance affective, comme il la qualifie, après les avoir abordés avec son habituel « vous allez dire que ça ne me regarde pas… ». Être à l’écoute, prodiguer des conseils, mettre des mots sur les maux, tel est son credo pour aider ceux qui retiennent son attention.Mais l’arrivée chez lui de sa petite-fille Léa, la rencontre avec Anna, une fausse inconnue, et la relation compliquée qu’il entretient avec Antoine, son fils cadet, vont mettre à mal son nouvel équilibre de vie.À force de se mêler de ce qui ne le regarde pas et de vouloir tout comprendre, Pierre va apprendre à ses dépens que la vie rattrape parfois ceux qui pensent bien la connaître… La découverte d’un carnet sera-t-elle la clé qui lui permettra de pousser les portes de sa propre histoire?

L’auteur

Alex Riva travaille à son compte dans le domaine de la communication. Elle aime analyser avec humour et lucidité les rapports entre les êtres humains. Après le succès de la trilogie « Les femmes formidables », ce quatrième roman amène le lecteur à se poser des questions essentielles pour éclairer sa propre vie.

Mon avis

Pierre, un psychiatre à la retraite fréquente le « Café Saint-Honoré ». Il est veuf et prodigue des conseils aux clients du café en commençant par cette petite phrase: « Je sais bien que ça ne me regarde pas ». « Une assistance affective » faite de bienveillance, d’écoute et de mots… En douceur, il aime aider ses semblables, que ce soit dans ce café parisien ou dans une association d’alphabétisation où il est bénévole.

Alors que sa petite-fille s’installe chez lui et mouvemente son quotidien, une découverte bouleversera sa vie et redessinera sa propre histoire. Des carnets…

Une histoire touchante, des personnages très attachants; dans leurs fragilités et leurs questionnements. Et des relations humaines faites de sentiments, d’émotions et de secrets.

Il y quelque chose de chaleureux et de bienveillant dans ce roman: un coup de coeur!

Extraits

▪️ »Pardonne-moi »

Pierre n’arrivait pas à détacher ses yeux de ces deux mots. Ces deux mots posés au bas de la lettre qu’il tenait entre ses mains. Désemparé et impuissant, il assistait à une réécriture de sa vie.

▪️On cherche tous à un moment ou un autre a réparer nos blessures du passé.

▪️Qui sait ce qui l’attendait? Mais vous allez me dire que ça ne nous regarde pas…

Note: 5/5

alexriva.fr, 2019, 312 p.

JOSIE SILVER «  UN JOUR EN DÉCEMBRE »

Quatrième de couverture

Laurie est presque sûre que le coup de foudre n’existe que dans les films. Mais un jour de neige en décembre, à travers la vitre embuée d’un bus londonien, elle aperçoit un homme. Leurs regards se croisent… et le bus redémarre. Certaine qu’ils sont voués à se retrouver, Laurie passe une année à scruter les coins de rue, les arrêts de bus et les cafés. Sans succès.

Jusqu’à ce soir de Noël où sa meilleure amie et colocataire lui présente le nouvel homme de sa vie, celui qui l’a convaincue d’abandonner les histoires d’amour éphémères… Jack, l’homme du bus. Dix ans de chassé-croisé, de déchirures, de retrouvailles et d’occasions manquées commencent alors pour Laurie et Jack.

Traduit dans trente langues, un roman poignant et lucide sur l’amitié et l’amour, les choix que l’on fait et les rêves que l’on a, qui a fait vibrer près d’un million de lecteurs à Noël dernier.

LE COUP DE COEUR DE REESE WITHERSPOON !

« Préparez-vous à être emportés dans le tourbillon d’une incroyable histoire d’amour. J’ai été complètement charmée.»

L’auteur

Josie Silver est une romantique assumée qui a rencontré son mari en lui marchant sur le pied à l’âge de 21 ans. Elle vit avec lui, ses deux jeunes enfants et leur chat dans une petite ville des Midlands. Son premier roman, Un jour en décembre, a été l’événement éditorial de l’hiver 2018 : sélectionné par l’actrice Reese Witherspoon pour son Book Club, il s’est hissé dès la première semaine de vente en tête de tous les palmarès.

Mon avis

Comme dans une comédie romantique, leurs regards se croisent, un jour de décembre, à l’arrêt de bus. Elle l’aperçoit à travers la vitre embuée, lui le nez plongé dans son bouquin, lève les yeux, et le temps d’un instant, et les yeux dans les yeux, un éclair… , puis il est trop tard. Commence alors une recherche désespérée partout dans la ville… Un jour pourtant…Un chassé-croisé croisé amoureux et amical. Faut-il se contenter d’une histoire d’amour, presque parfaite, ou préférer viser la perfection? Une histoire d’amour doit-elle être parfaite dès le départ ou peut-on la construire au fil du temps? L’amour est-ce la bonne personne, au bon moment? Et quand l’amour arrive au mauvais moment peut-on décider de le transformer en amitié? Un livre sur l’amour, sur l’amitié, sur les choix aussi. Une comédie romantique sous forme de triangle amoureux dont les équilibres varient continuellement. Une histoire qui vous emporte et qu’il serait doux de lire sous un plaid au coin du feu. Personnellement, j’ai adoré suivre ces personnages qui vont mettre du temps à réaliser leur rêve.

Extraits

⭐️ Un degré de plus dans l’intimité, comme un point de plus sur le patchwork de notre relation… Notre plaid est en patchwork fait main, un délicat assemblage du tulle de nos conversations entrecoupées, de nos regards volés , avec le fil de nos espoirs, pour obtenir cette couverture légère, magnifique, aérienne, qui nous garde au chaud et nous protéger comme un bouclier d’acier…

⭐️ Certains événements deviennent des moments charnières dans nos vies? Et je ne parle pas seulement des étapes qu’on veut franchir….

⭐️ Je ne sais pas comment être avec lui sans être avec lui, tu vois ce que je veux dire?

⭐️Notre amour était comme une chrysalide. On a mûri ensemble, jusqu’à ne plus pouvoir croître.

Note: 5/5 💙💙

Éditions Charleston, 8 octobre 2019, 480 p.

CLARISSE SABARD « LA VIE A PLUS D’IMAGINATION QUE NOUS »

Quatrième de couverture

Après sa récente rupture avec Clément, Léna redoute une nouvelle fois les vacances de Noël dans sa famille quelque peu agitée. Mais elle n’imaginait pas avoir affaire à un nouveau cataclysme! Cette fois, c’est son père qui fait des siennes: une semaine avant Noël, la voilà forcée d’aller le chercher à l’hôpital, car il a été ramassé ivre mort devant la grille du cimetière de Vallenot… Qu’est-ce qui lui a pris? Et pourquoi a-t-il rompu avec sa dernière conquête?

Et comme si cela ne suffisait pas, sa mère a décidé de la recaser avec Clément, Mamie Jacotte l’a inscrite en secret sur un site de rencontres et son oncle Xavier a invité un SDF pour les fêtes… Cette année encore, les vacances ne s’annoncent pas de tout repos.

Heureusement qu’il y aura la neige, le chocolat chaud, le marché de Noël et les traditionnelles décorations au programme!

«CLARISSE SABARD A LE POUVOIR D’ENFERMER LE LECTEUR DANS UNE BULLE DE BIEN-ÊTRE DONT ON A DU MAL À SORTIR.» Élodie, du blog « Au Chapitre »

L’auteur

Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein cœur du Berry. Après un bac littéraire, elle s’oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve: écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd’hui à Nice et se consacre à l’écriture.

Son premier roman « Les Lettres de Rose », a reçu le Prix du Livre Romantique 2016.

Elle est également l’auteure de « La Plage de la mariée », du « Jardin de l’oubli », de « Ceux qui voulaient voir la mer », ainsi que d’une première comédie de Noël, « La Vie est belle et drôle à la fois ».

Mon avis

« Les mots sont délicats à poser sur des blessures, et il arrive parfois qu’au lieu de les cicatriser, ils les rouvrent. »Quand elle rentre passer les vacances de Noël en famille, Léna ne s’imagine pas que celles-ci seront aussi mouvementées et agitées. Séparée depuis quelques mois de son amoureux, Clément, elle souffre encore de cette rupture. Et son père, dont l’existence est jalonnée de coups de théâtre, la préoccupe énormément… De rebondissement en rebondissement, de secret de famille en secret de famille, d’émotions en émotions, elle vivra une folle semaine auprès des siens et apprendra à laisser ses certitudes de côté. Un Noël plein de surprises et de révélations… Un livre qui réchauffe le cœur comme les fêtes de Noel réchauffent le coeur. La neige , le chocolat chaud , un sapin qu’on décore…, une famille… Une famille ses blessures et ses chagrins, ses secrets, ses révélations, ses problèmes… Des personnages bienveillants auxquels on s’attache. Un agréable moment de lecture.

Extraits

▪️Il n’y a rien de plus trompeur que les souvenirs. S’ils surviennent avec une apparence doucereuse, des centaines de griffes acérées se cachent sous leur surface. Elles sont là pour nous lacérer lentement le cœur en nous rappelant qu’il ne tenait qu’à nous de savourer ces instants à la beauté si parfaite.

▪️… même sous les nuages les plus sombres réside la lumière. Après les drames, il renaît toujours quelque chose de plus fort. L’espoir, l’amour, la vie dans toute sa splendeur.

▪️ La vie est un intarissable nid à emmerdes. Mais que veux-tu! Une fois qu’on est mère, c’est à vie.

▪️La vie a quand même un sens de l’humour parti- culier. Elle devrait s’écrire au crayon de papier pour qu’on puisse en gommer tous les ratés, ce serait bien moins compliqué.

▪️Les mots sont délicats à poser sur des blessures, et il arrive parfois qu’au lieu de les cicatriser, ils les rouvrent.

▪️La poésie, Catherine, ce n’est rien d’autre que des mots que l’on pose pour apaiser un peu le vacarme quand la vie devient trop facétieuse.

▪️Les blessures ont deux pouvoirs : nous détruire ou nous construire. C’est nous qui choisissons de les apprivoiser ou non. Même si cela ne se fait pas en un jour.

▪️À cet instant, je sais que la vie peut devenir une joie, si c’est ce que l’on décide d’en faire. Une joie contagieuse, une joie qui se donne, entière. Une joie dessinée par des cœurs bienveillants. Parce qu’au- delà des peines et des douleurs, la vie est belle et drôle à la fois.

Note: 5/5

Éditions Charleston, 2019, 304 p.

NATHALIE AFLALO « C’EST UNE CHANSON QUI NOUS RESSEMBLE »

Quatrième de couverture

Ça se passe à Paris et à Lyon, mais aussi à Göteborg, à Amsterdam, à Romans.

Ça se passe maintenant. Et il y a vingt-cinq ans.

Le tourbillon de la vie, des destins croisés.

Un roman choral où l’on fait la connaissance de Nathan, Charlotte, Raphaël, Valérie, Suzanne, Arnaud… et de plein d’autres personnages comme au cinéma .

Des enfants, un chien, et même un chat.

Des retrouvailles, des rencontres, des hasards, la quête de soi et du bonheur, de l’amour, de l’amitié, des choix, des déceptions, des chagrins, des rires, de la manipulation, du courage, des secondes chances, de la résilience, de la bonne bouffe, du vin, des plantes, du running, et du yoga.

Et beaucoup de musique…

L’auteur

Nathalie Aflalo est née et a grandi à Paris. Après avoir vécu mille vies, habité aux États-Unis et en Italie, dessiné et édité pendant près de 15 ans des tissus, elle a choisi de poser ses valises à Lyon avec ses trois filles et son chien. C’est une chanson qui nous ressemble est son premier roman.

Mon avis

Et vous que feriez-vous si votre premier amour réapparaissait dans votre vie? Oseriez-vous quitter la banquise pour le volcan?

Ils se sont aimés, ils se sont quittés, il y a longtemps!

Chacun a construit sa famille: un mari, une femme, des enfants.

Et puis un jour, ils se retrouvent! Et le destin fait bouger toutes les lignes d’horizon …

Un roman comme la vie! Des destins qui s’entrecroisent au rythme d’une chanson. Des rencontres, des retrouvailles. Les joies, les chagrins, les hésitations et les élans d’une génération. Des êtres qui se perdent parfois en route, mais restent toujours à la recherche du bonheur. Des êtres et des chansons qui nous ressemblent. Des personnages touchants et attachants. Et la musique qui donne l’atmosphère et le rythme au roman. Une très agréable lecture.

Extraits

▪️Il sortit le reste des bouquins qu’il avait pris chez sa grand-mère. Des livres de poche aux pages cornées, aux couvertures abîmées, dont les couleurs étaient fanées. Des trésors inestimables à ses yeux. Le papier était jauni, et ils avaient cette odeur particulière de moisi et de vieux qui l’emporta instantanément dans un voyage spatio-temporel.

▪️Peut-on se laver de sa tristesse ?

▪️Nathan avait toujours pensé que les hasards de la vie constituaient autant de clins d’œil du destin auxquels il fallait prêter attention.

▪️Mais souvent, le rire est seulement l’expression du bonheur de se trouver ensemble.

▪️Il retrouvait le bonheur des joutes verbales épistolaires avec Charlotte. Il avait oublié son sens de la repartie et éprouvait du plaisir à choisir les mots, à les polir comme des pierres précieuses, à se réapproprier ce goût de l’écriture qu’il affectionnait plus jeune, et qu’il avait petit à petit abandonné.

▪️Se détacher de tout. Sentir chaque pensée comme un wagon rattaché à d’autres. Rester sur le quai. Les regarder défiler. Pas de passé, ni de futur, la chaleur l’envahit, elle était ici et maintenant, ressentant une gratitude infinie pour la plus petite des particules qui l’entourait.

▪️En quoi consiste la différence entre être amoureux et aimer? Peut-être une forme de passion qui consume en détruisant tout sur son passage? Aimer, c’est s’inscrire dans la durée, c’est se sentir à sa place.

Nathalie Aflalo, 2019.

Un jour, une citation: Carmen Romero Dorr

Au cours de ces journées de juin, elle découvrira le véritable pouvoir de la littérature, l’envoûtement qui lui permettra tant de fois de s’échapper de la réalité, à travers un objet aussi simple et parfait qu’un tas de feuilles reliées et couvertes de mots. Carmen Romero Dorr « Le dernier cadeau de Paulina Hoffmann » , Les Escales, p.121

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)