MARION MCGUINNESS « LE TOUR DU MONDE DU BONHEUR »

Quatrième de couverture

Du Japon au Chili, de la Nouvelle-Zélande à la Scandinavie, partez à la découverte des secrets des gens heureux!

Dans toutes les langues et cultures du monde, des mots sont utilisés pour définir des concepts parfois complexes. En quelques syllabes, des arts de vivre, des visions du bonheur ou la façon d’y parvenir sont ainsi « décodés ». Derrière chaque mot, tout un univers de valeurs, d’histoires et de modes de vie jaillit.

Le bonheur ne se définit ainsi pas de la même façon au Danemark ou au Japon, et les valeurs clés pour être heureux ne sont pas les mêmes non plus. Chacun construit son bonheur à partir du contexte dans lequel il naît, mais aussi de son identité profonde. Mais ce qui reste universel, c’est notre quête du bonheur, sous toutes ses formes – et ses mots !

Cet ouvrage est une fenêtre ouverte sur le monde entier, sur différents regards et cultures. Découvrez 44 concepts, des plus connus (Hygge, Lagom, Ikigaï…) aux plus confidentiels, pour avoir une vision globale et bigarrée du bonheur. Composez votre propre recette en piochant ce qui vous « parle » le plus, ce qui résonne le plus en vous et vous aide à construire votre chemin du bonheur.

L’auteur

Spécialiste en développement personnel, Marion McGuinness est autrice, traductrice et lectrice en langue anglaise depuis plusieurs années. Elle est notamment la traductrice de « Livre du Hygge » et du « Livre du Lykke », de Meik Wiking , che First Éditions (2016 & 2017) et du « Petit Livre de l’Ikigaï » de Ken Mogi (Mazarine/Fayard, 2018)

Mon avis

Un voyage à la découverte de tous les bonheurs du monde.

Des mots, des citations, des photos, des portraits de chercheurs de bonheur et des curiosités pour décliner un bonheur multiple et varié.

Hygge, Hakuna Matata, Serendipity, Accords toltèques, Ikigaï, Ho’oponopono, Slow Life….

Arts de vivre, pratiques ancestrales, concepts culturels, théories modernes, croyances, philosophies…

Le bonheur est tantôt bruyant, tantôt silencieux; il se vit au milieu de la foule, ou seul dans la nature.

Mais le lien universel est cette quête du bonheur commune à tous…

Un livre merveilleux à la fois instructif et inspirant … À lire d’une traite ou à laisser traîner sur une table pour y picorer quelques moments de sérénité au hasard d’une page!

Une superbe idée de cadeau à l’approche des fêtes!

Extraits

▪️Serendipité. Rechercher quelque chose, trouver autre chose et réaliser que ce que vous avez trouvé convient mieux à vos besoins que ce que vous pensiez rechercher. Lawrence Block

▪️Le mot « ikigaï signifie littéralement « raison de vivre ( iki veut dire vivre et gaï, raison) c’ est cette force intérieure, immuable et puissante, qui nous pousse à avancer et nous lever chaque matin. p.89

▪️Le sentiment d’être à sa place , comme à la maison. La sensation d’être en sécurité, protégé du monde, et de pouvoir enfin baisser sa garde. Meik Wiking

▪️Sois reconnaissant envers les gens qui te rendent heureux. Ils sont les jardiniers qui font fleurir ton âme. Marcel Proust

▪️Le bonheur n’est pas un état « stable »: il est normal de ressentir des émotions différentes, aussi bien la joie que la tristesse, et surtout, le bonheur n’est pas posé quelque part immobile. Non, il faut vivre et bouger pour le ressentir – le bonheur est vivant, c’est une aventure. Il doit se « travailler »

▪️ »Lagom är bästl » Proverbe suédois signifiant « Le juste milieu, c’est ce qu’il y a de mieux!  »

Lien (vers la chronique du premier roman de Marion McGuinness):

https://abookisalwaysagoodidea.com/2019/07/09/marion-mcguinness-egarer-la-tristesse/

Éditions De Boeck Supérieur, 2019, 192 p.

Un jour, une citation: Frida Kahlo

La littérature est horrible pour représenter et donner le volume des bruits intérieurs, aussi ce n’est pas ma faute si, au lieu de faire le bruit d’un cœur, je fais le bruit d’une horloge cassée. Frida Kahlo « Lettre à Ella Wolfe », 1938. (Épigraphe du roman de Claire Berest « Rien n’est noir » Stock)

(Photo: Boekarest, Louvain)

Lydie Salvayre « Sept femmes » [Extraits]

▪️Car il fallait qu’elles fussent folles ces femmes pour affirmer leur volonté présomptueuse d’écrire dans un milieu littéraire essentiellement gouverné par les hommes. Car il fallait qu’elles fussent folles pour s’écarter aussi résolument, dans leurs romans ou leurs poèmes, de la voie commune, pour creuser d’aussi dangereuses corniches, pour impatienter leur temps ou le devancer comme elles le firent, et endurer en conséquence les blâmes, les réproba­tions, les excommunications, ou pire l’ignorance d’une société que, sans le vouloir ou le voulant, elles dérangeaient. p.8

▪️Je relus, il y a un an, tous leurs livres. Je traversais une période sombre. Le goût d’écrire m’avait quittée. Mais je gardais celui de lire. Il me fallait de l’air, du vif. Ces lectures me l’apportèrent. Je vécus avec elles, m’endormis avec elles. Je les rêvais. Certain jour, un seul vers de Plath suffisait à m’occuper l’esprit. La perfection est atroce, me répétais-je, elle ne peut pas avoir d’enfant. Le lendemain, j’avalais d’un trait les trois cent dix-sept pages du roman de Woolf Orlando, dans un bonheur presque parfait

▪️… j’inventais leur œuvre, tout lecteur, je crois, fait cela. p.9

▪️Écrire, pour ces femmes, ne connaissaient d’ autre autorité que celle de vivre. Et vivre sans écrire revenait à mourir. p. 11

▪️Parfois, le livre ouvert sur sa poitrine, elle (Emily Brontë) s’interrompt de lire comme le font tous les lecteurs du monde et parcourt « El mundo por de dentro « , comme aurait dit Quevedo, à la poursuite d’un songe, ou d’une image, ou de rien, ou d’une histoire pleine de bruits ou de rebonds… p.33-34

▪️Elle (Emily Brontë) ne saura jamais qu’un écrivain nommé Georges Bataille désignera , un siècle après, « Les hauts de Hurlevent » comme le plus grand roman d’amour de tous les temps. p.48-49

▪️il arrive que les grands événements d’une vie se produisent en un instant. p.85

▪️… puisque écrire ne conduit qu’à écrire.

▪️Elle (Marina Tsvetaeva) disait qu’elle était condamnée aux mots […] condamnée à vouloir l’impossible qui émane du domaine des mots. Elle disait qu’elle ne tenait pas la plume, que c’était la plume qui la tenait. p.136

▪️Correspondance d’âme à âme, de rêve à rêve. […] Lieu de la plus haute amitié. D’une parole partagée entre deux etres qui d’emblée se reconnaissent. Où chacun, dans sa tentative de cerner l’art poétique de l’autre avec cette intuitions ceux-là qui aiment et qui admirent, livre dans un mouvement quelque chose de soi. p.149

▪️Car Tsvetaeva a besoin pour écrire d’entendre à son oreille battre le cœur d’un autre, besoin que ses poèmes soient lus par d’autres et qu’ils résonnent en d’autres. p.162

▪️Un écrivain est une oreille. Rien d’autre. Un écrivain, comme le cœur et les marées, pour le dire autrement, un écrivain à son rythme intérieur. Et s’il n’end pas son rythme intérieur, il n’est pas écrivain. C’est aussi simple, et aussi implacable. Le rythme est l’écrivain. p.196

▪️Un auteur aimé vous amène vers ses livres aimés, lesquels vous amènent vers d’autres livres aimés, et ainsi infiniment jusqu’à la fin des jours, formant ce livre immense, inépuisable, toujours inachevé, qui est en nous comme un cœur vivant, immatériel mais vivant. p.208

▪️Elle (Ingeborg Bachmann) dit qu’elle déteste la littérature lorsque la littérature n’est qu’une parure de cheminée. Elle veut que la littérature exerce une influence sur la réalité. Elle le croit. Elle veut le croire… p.209

▪️Paul Celan: « Le poème peut être une bouteille jetée à la mer, abandonnée à l’espoir, certes fragile, qu’elle pourra un jour être recueillie sur quelque plage, sur la plage du cœur.

Lydie Salvayre « Sept femmes », Points, 2014

(Photos: Midis de la Poésie du 7 novembre 2019 au Théâtre National, Bruxelles)

Un jour, une citation: Sylvain Prudhomme

J’ai demandé de quoi le livre parlait.

Toujours de la même chose. La vie qui passe. Le temps qui s’en va. C’est tout simple, il n’y a jamais rien de spectaculaire. Simplement les hommes et les femmes qui naissent, grandissent, désirent, deviennent adultes, aiment, n’aiment plus, renoncent à leurs rêves, au contraire s’y accrochent, vieillissent. S’en vont peu à peu, remplacés par d’autres. Qu’est-ce qu’il faudrait raconter de plus, j’ai dit. C’est la seule chose à raconter. Sylvain Prudhomme « Par les routes » Gallimard, L’arbalète.

(Photo: Bouquinerie, Bruxelles)

Un jour, une citation: Marc Dugain

La littérature est une merveilleuse errance dans le monde des autres, jusqu’à ce qu’on découvre dans ce dédale, le monde qui est le sien. Sans cet apprentissage livresque de la vie, on se heurte contre les parois, aveugle jouant à colin-maillard, bras dressé en avant de peur de se blesser. Marc Dugain « Transparence » Gallimard

Photo: Librairie Impressions, Bruxelles)