NATHALIE SKOWRONEK « La carte des regrets »

Quatrième de couverture

Suicide, assassinat, mort accidentelle? Les circonstances de la mort de Véronique Verbruggen sur un sentier des Cévennes n’auraient pas valu plus de quelques lignes dans la presse si la victime n’avait pas été une éditrice reconnue. Deux hommes s’interrogent et partagent un même chagrin: Daniel Meyer, son mari, ophtalmologue,  et Titus Séguier, son amant, cinéaste qui jusqu’au bout aura attendu qu’elle vienne partager sa vie.

Pour Daniel, rien n’est jamais venu troubler les vingt ans de vie commune avec sa femme, qu’il aime indéfectiblement. Quant à Titus, dépossédé de son amour, il hésite entre se taire par respect des convenances ou élever à Véronique un « testament amoureux » cinématographique, en poursuivant le projet entamé avec elle avant sa disparition.

Il y a aussi Mina, la fille de Véronique, vingt et un ans, née d’un premier amour. Trop de sous-entendus, d’indices qui ne trouvent pas leur place dans le puzzle familial… Qui était cette mère dont les tourments se lisaient en filigrane? Demander des éclaircissements à son beau-père serait si douloureux pour Daniel… Alors Mina remonte la trace de Titus Séguier. Elle découvre la complexité d’une mère écartelée, celle des sentiments, et comprend qu’on ne connait jamais tout à fait cet autre qui nous semblait si proche.

Derrière le vernis des apparences, le portrait bouleversant d’une femme qui ne pouvait pas choisir. Nathalie Skowronek dit avec une grande subtilité les différentes facettes de l’amour et comment si les époques changent, les écartèlements du cœur demeurent.

Mon avis

Une femme meurt sur un sentier des Cévennes, laissant deux hommes dans une profonde détresse. Éperdus, ils partagent la douleur de sa disparition. Le mari, dont l’amour était indéfectible, et l’amant, qui attendait patiemment. Chacun à sa façon, tente de défendre sa place dans le cœur de cette femme…

Et puis, il y a sa fille qui essaye de comprendre. Elle part sur les traces du mystère de cette mère, dont le cœur était écartelé entre deux hommes…

Trois chagrins au fil des pages… Trois endeuillés qui tisseront chacun leur propre version de l’histoire…

Et ces questions: Que savons-nous de la vie de ceux qui nous entourent? Que nous montre-t-il d’eux-mêmes? Que dissimulent-ils?

Un très, très beau roman sur le deuil, l’amour, les impossibles choix, les écartèlements du cœur, l’humiliation de l’affirmation du désamour.

Les êtres et leurs fêlures… Les êtres et leurs blessures… Les êtres et leurs silences… Les êtres et leur mystère…

Coup de cœur pour ce livre tout en finesse.

Extraits

▪️Que savons-nous de la vie de ceux qui nous entourent? Que nous montre-t-il d’eux-mêmes? Que dissimulent-ils?

Tout est fragile, incertain, on ne sait jamais si on est dans l’espérance ou dans l’illusion.

▪️… l’image tronquée de sa vie. À force de laisser en suspens, d’inventer de faux récits, comme si paroles et actes n’avaient pas à s’accorder, elle s’enfonce dans ce qui s’apparente, même si elle ne parvient pas à se le formuler, à une double vie. Elle se voit jouer un rôle, porter un masque, pauvres simulacres qui n’ont d’autre but que de garder à distance ce qui risquerait de compromettre cet équilibre instable, morcelé, un bout d’elle ici, un autre là …

▪️La liberté on la prend, on ne la reçoit pas.

▪️Elle était mon lieu. Elle était mon autre dans le monde.

▪️On brandissait leurs histoires comme on agite des marionnettes. Dans le désordre des arguments et des indignations, chacun ne parlait que de lui-même et avait à cœur de justifier le bien-fondé de ses choix de vie.

▪️… les phrases laissées en suspens, les sous-entendus lourds de sens.

Note : 5/5 💙💙

Grasset, 2020, 144 pages.

CAROLINE VALENTINY « Il fait bleu sous les tombes »

Quatrième de couverture

« Enfant, lorsqu’il était en vie, il se couchait dans l’herbe, le soir, pour observer le ciel. Aujourd’hui, depuis son carré d’herbe étanche à la lumière, il a beau plisser les yeux, il ne peut plus rien voir. »

Jusqu’il y a peu, Alexis était vivant. A présent, il ne sait plus. Il perçoit encore la vie alentour, le bruissement des feuilles, le pas des visiteurs, et celui, sautillant, de sa petite sœur qui vient le visiter en cachette.

Il se sent plutôt bien, mais que fait-il là ? Il ne sait plus. Ses proches n’y comprennent rien non plus. Quel est le mystère d’Alexis? Qu’a-t-il voulu cacher à en mourir?

Caroline Valentiny explore le clair-obscur de l’existence dans un premier roman d’une subtilité et d’une douceur impressionnantes.

L’auteur

Caroline Valentiny est psychologue au sein de l’Université catholique de Louvain en Belgique. « Il fait bleu sous les tombes »est son premier roman.

Mon avis

Alexis a choisi de quitter cette terre et pourtant ses pensées perçoivent la vie qui continue. Pour ses proches, son adieu à la forme d’un point d’interrogation. Entre lui et eux, une frontière qui déchire l’atmosphère…

La détresse d’une mère au cœur nauséeux de questions sans réponses, la tendresse d’une petite sœur qui broie le coeur, un père qui n’arrête plus de travailler et Juliette, son amoureuse..

Un livre sensible et touchant abordant un sujet difficile et triste. Les personnages face au deuil. Et la petite fille perdue, au milieu de tout ça, qui émeut par sa sensibilité et sa tendresse. Un magnifique coup de cœur.

Extraits

▪️Quand votre enfant meurt, peu importe son âge, et même s’il était devenu presque un homme et que sa force vous émerveillait quand il vous serrait dans ses bras, il redevient le tout petit sur lequel vous étiez censée veiller, et vous savez soudain que vous avez failli, que le protéger était ce que vous auriez du faire, que c’était même la seule chose que la vie exigeait vraiment de vous, vous, sa mère.

▪️On débute en silence, sur terre, derrière le rideau des coulisses maternelles, on termine en silence, sous des rideaux de terre, l’âme évanouie, distraite.

▪️Elle ne pouvait pas chercher les traces de son corps. Elle cherchait celles de son cœur.

▪️La mort était cette hémorragie blanche qui le faisait douter de tout, de l’odeur des fleurs, de la couleur de la neige , du néant permanent qui s’était mis à recouvrir le souvenir des arbres, des routes et des semaines, de sa propre réalité, du fil de sa mémoire. Il voulait que le bleu l’emporte, mais le bleu se traînait.

▪️Alexis emportait avec lui son secret. Peut-être était-ce la lumière, un éclat bleuté dans la tombée du jour. Peut-être était-ce l’amour, peut-être le manque d’amour. L’appel intérieur d’une musique qu’il ne parvenait pas à jouer. L’ennui. Ou la peur. Ou le bruit. Le silence, il fallait qu’elle lui laisse la réponse. Il avait emprunté les marches et s’était jeté dans le vide, elle devrait désormais vivre avec cet impossible-là, ça n’ôtait rien à la grâce de ce qu’il avait été, à la grâce infinie de ce qu’il avait été.

▪️Elle emporterait les souvenirs, oh, ça oui, tous les souvenirs elle les prendrait, mais les traces elle les laisserait, elle les regarderait partir dans l’autre sens, vers un océan inconnu, il fallait bien.

▪️Il était né… Il y avait eu le ciel, les rires, les soirs d’hiver. Il y avait eu la musique et les caresses. Il y avait eu les livres et leurs trésors. Il y avait eu les peurs et les doutes. Il y avait eu tant et tant. Il avait tout reçu, une conscience, un corps, les battements de son cœur. Les odeurs, les détresses, l’amour. Tous ces instants désormais rassemblés au creux de la terre qui poursuivaient leur mémoire, reliés au soleil, à sa sœur, à ses proches, au bois des violoncelles, aux pages des histoires et comme tout le reste à l’univers immense. Tous ces instants qui ne se perdraient que pour mieux poursuivre leur marée vive…

Note: 5/5 💙💙💙

Albin Michel, 2020, 194 p.

JACK JAKOLI « La Catabase »

Quatrième de couverture

Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur.

Nue et enchaînée à une table métallique.

Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra. 

Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. »

Belgique, été 2006. 

Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé. 

Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête.

Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir. 

Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

Mon avis

D’abord le titre: « La catabase ». Un mot qui vient du grec ancien. La catabase est un motif récurrent des épopées grecques, traitant de la descente du héros dans le monde souterrain, les Enfers. Il s’agît d’une épreuve qualificative décisive de l’initiation et de la formation du héros épique. Comme Orphée descendant chercher Eurydice aux Enfers…

Voilà pour le titre du roman. Et c’est bien une descente aux enfers que raconte ce roman. Il nous entraîne au tréfonds de la noirceur humaine… Une âme humaine tellement noire et sombre qu’elle est de l’ordre de l’inimaginable.

Un premier chapitre glaçant nous plonge dans un monde terrifiant. Et pourtant on tourne les pages jusqu’à tard dans la nuit et on reprend à l’aube… Et cela jusqu’à cette fin…

Le bandeau du livre ne trompe, il s’agit bien d’un page turner qu’on ne lâche pas.

Note: 4,5/5

Lien: JACK JAKOLI « PUNITION »

Éditions IFS, Collection Phénix noir, 2019, 312p.

ODILE D’OULTREMONT « BAÏKONOUR »

Quatrième de couverture

Anka vit au bord du golfe de Gascogne, dans une petite ville de Bretagne offerte à la houle et aux rafales. Fascinée par l’océan, la jeune femme rêve depuis toujours de prendre le large. Jusqu’au jour où la mer lui ravit ce père qu’elle aimait tant : Vladimir, pêcheur aguerri et capitaine du Baïkonour.

Sur le chantier déployé un peu plus loin, Marcus est grutier. Depuis les hauteurs de sa cabine, à cinquante mètres du sol, il orchestre les travaux et observe, passionné, la vie qui se meut en contrebas. Chaque jour, il attend le passage d’une inconnue. Un matin, distrait par la contemplation de cette jeune femme, il chute depuis la flèche de sa grue et bascule dans le coma.

Quelque part entre ciel et mer, les destins de ces deux êtres que tout oppose se croiseront-ils enfin?

L’auteur

Scénariste et réalisatrice, Odile d’Oultremont vit entre Bruxelles et Paris. Son premier roman « Les Déraisons », a reçu le Prix de la Closerie des Lilas. « Baïkonour  » est son deuxième roman.

Mon avis

Une mère, une fille et leur deuil…

Un grutier et sa vie à une cinquantaine de mètres du sol.

Et l’océan, fascinant et dangereux…

Deux inconnus … Entre ciel et mer…

Le deuil, la disparition, l’amour, les relations familiales, autant de thèmes abordés avec subtilité. Les détours d’une rencontre et les prémices d’un amour …

Et la disparition en mer d’un père, d’un mari: la fille en accepte la fatalité, la mère garde espoir et vit dans le déni, un déni conscient, assumé.

Une histoire délicate, touchante et poétique.

Une très belle écriture.

Il est des livres qui vous enchantent et vous charment, celui-ci en est un. On voudrait rester encore un peu avec ces personnages, faire encore un bout de chemin avec eux. Un bijou!

Extraits

▪️Le mieux pour s’adresser à l’océan est de se taire. De retenir les mots, de les maintenir bien en silence et de ne parler qu’ avec les yeux.

▪️… à se chamailler souvent mais avec des mots d’une douceur peu usée, la poésie dans la dispute ou bien l’inverse.

▪️La mer, comme les artistes, a ses périodes: son talent et sa virtuosité se situent au point de convergence entre la puissance des flots et leur lyrisme; l’un prenant le pas sur l’autre au fil des jours.

▪️la mer est douce commence étreinte, une crème d’écume se prolonge loin derrière eux et le soleil transpire à la verticale.

▪️elle ignorait que sa mère puisse l’observer d’aussi loin autant d’attention, ça lui semble aberrant , cette distance cousue d’autant de sollicitude ça doit être ça, une mère.

▪️On ne crache pas, personne ne crache, sur l’espoir.

Note: 5/5 💙💙💙

Lien:

Odile d’Oultremont « Les déraisons »

Éditions de l’Observatoire, 2019, 224p.

MARINE MOUZELARD « LA LOI DE LOUISE »

Quatrième de couverture

Louise Foresteur travaille pour un prestigieux cabinet d’avocats bruxellois. Une seule règle : garder sa petite culotte vissée aux fesses. Elle maitrise la situation jusqu’à ce qu’elle tombe sur le très séduisant Christopher Wastteel, aussi menteur qu’avocat.

Que faire lorsque la raison ignore les sentiments et les sentiments, la raison ? Entre séduction, disputes, crêpage de chignon et hauts talons, Louise se retrouve dans un sacré bourbier où le café est hors de prix et les avocats accros au coca-light.

Un roman chick lit entre le girly et la satire sur le monde des avocats. Savez-vous ce qu’il se passe derrière les portes d’un cabinet ? Est-ce vrai ou inventé ? Vous ne le saurez jamais !

L’auteur

Romancière bruxelloise de 31 ans, passionnée de chick lit (littérature pour femmes) et de polar. Elle est auteure de 7 livres dont un livre de conseils littéraires.

Mon avis

Louise travaille dans un cabinet d’avocats à Bruxelles. Côté cœur rien ne va plus, elle vient de rencontrer Christopher, aussi séduisant que menteur. Elle devrait le fuir…

Un roman plein d’humour, vif et actuel. Pétillant, comme son personnage.

Une balade dans Bruxelles, ses cafés, ses restos…

Une fin un peu abrupte, peut-être …

Extraits

▪️La vie est belle, belle, belle quand on sait comment la prendre. Inutile de se débattre, de ramer à contre-courant, un jour on change de direction et on s’aperçoit avoir toujours voulu être là à cet instant précis.

ALIA CARDYN « L’ENVOL »

Quatrième de couverture

Si avec le temps, votre être s’est figé,

le 27 juillet vous offre une opportunité.

Celle de naître à nouveau.

Chaque année, le 27 juillet, Barnabé Quills organise une fête somptueuse dans sa propriété dominant l’océan. Aujourd’hui, la ville côtière de Black est en émoi. Lors de la fête annuelle, la jeune Théa Vogue a sauté dans le vide.

Pour son troisième roman, Alia Cardyn nous plonge dans le quotidien d’une petite ville et, de 27 juillet en 27 juillet, nous délivre, aux côtés de Théa, un bouleversant message d’espoir.

Servi par une écriture ciselée, un magnifique roman sur l’amour, la filiation, la construction de soi… ainsi qu’un de ces dénouements inoubliables dont Alia Cardyn a le secret.

« ALIA CARDYN RACONTE LE MANQUE D’AMOUR SOUS TOUTES SES FORMES (…) AVEC UNE ÉCRITURE À LA FOIS LÉGÈRE ET PRÉCISE. UN ROMAN PROFONDÉMENT TOUCHANT. » Christelle Grelou du blog Christlbouquine

L’auteur

Diplômée en droit et en sciences politiques, Alia Cardyn est une ancienne avocate. Aujourd’hui maman de trois enfants, elle consacre son temps à l’écriture et au coaching. Traduite en plusieurs langues, elle est également l’auteure, aux Éditions Charleston, du « Choix d’une vie » et « Une vie à t’attendre » son premier roman qui a reçu le Prix des Lecteurs Club 2016.

Mon avis

Barnabé Quills vit a Black. Chaque année, le 27 juillet, il organise une fête. Une année, Théa décide de prendre son envol, le jour de la fête.

Une petite ville au bord de l’océan, un microcosme où tout le monde se connaît, les amours, l’amitié, l’enfance … les lettres d’une mère…

L’histoire se dévoile peu à peu au rythme de ce rendez-vous annuel et il serait dommage d’en dire plus…

Un roman émouvant et profond, qui explore l’amour et ses contraires: le manque d’amour, le désintérêt, le désamour, l’abandon…; qui explore les êtres et leurs mystères. Ces êtres qui cachent tous un passé, une histoire, des blessures et des souffrances… Ces êtres pétris de contradictions, avec leurs forces et leurs failles. Et puis les choix et leurs conséquences et la façon dont les existences s’influencent entre elles, les liens qui se tissent…

Une analyse des relations humaines d’une précision rare.

Une écriture qui porte l’histoire de façon délicate et touchante. Un petit bijou!

Et puis le 27 juillet, une date tellement importante dans ma vie… (mais ça c’est une autre histoire)

Extraits

▪️Le jugement naît de l’ignorance. L’autre est ce mystère qui peut être élucidé par un récit. On juge et on croit tout savoir jusqu’à ce que l’émotion surgisse.

▪️La vie serait sans doute plus simple si nous comprenions l’autre, car en dépit de nos différences, nous sommes tellement semblables.

▪️La grâce n’a besoin que d’un instant pour faire son œuvre. Elle se matérialise dans un souffle, un regard, un baiser

▪️Qu’y a-t-il sous le vernis de nos existences? Combien de mystères tus, de souffrances latentes, de secrets gardés?

▪️Est-ce cela le bonheur? Ne pas savoir distinguer les jours entre eux, car ils forment cette même onde qui bouleverse une enfance? Au contraire de la souffrance qui, elle, marque le temps d’une empreinte indélébile.

▪️Je n’avais pas songé que derrière ce visage souriant se cachait, comme pour nous tous, un passé, une histoire, une souffrance aussi.

▪️En réalité, on peut être tout et son contraire et être aimé quand même.

▪️J’ai compris que nous étions tous des grands enfants et que la vérité résidait davantage dans un regard que dans une parole.

▪️Il est fascinant de découvrir combien nos existences s’influencent entre elles. Nous nous frottons les uns aux autres et nos paquets de forces et de failles en ressortent émoussés. […] Au fil des années, nos vies se tissent, liées comme les carrés d’un patchwork. Indissociables, nous progressons avec ce que cela peut contenir d’abnégation.

Note: 5/5 💙💙

Éditions Charleston, 2019, 336p.

Lien: Alia Cardyn « Une vie a t’attendre « :

https://abookisalwaysagoodidea.com/2018/02/12/alia-cardyn-une-vie-a-tattendre/amp/

JACK JAKOLI « PUNITION »

Quatrième de couverture

Imaginez un instant que vous êtes un célèbre écrivain. Imaginez, après avoir passé la nuit à arroser votre rancœur, vous installer confortablement pour un vol vers New York où vous devez négocier l’adaptation télévisée de votre best-seller. Imaginez simplement que vous êtes Joël Dicker. Toutefois, malencontreusement, vous vous êtes assis au mauvais endroit. Sur le siège d’un homme qui n’a manifestement pas réservé cette place par hasard. Préparez-vous maintenant à souffrir. 

L’auteur

Jack Jakoli, enquêteur à la Police Judiciaire, est coutumier des histoires tordues et des déviances humaines. Lecteur frénétique et écrivain fanatique depuis son adolescence, il extériorise ses craintes dans l’écriture aussi bien de romans que de nouvelles. Il vous propose ici l’une d’entre elles, une fiction qui vous gardera en haleine jusqu’aux derniers mots et mettant en scène malgré lui, l’écrivain à succès Joël Dicker. En attendant ses prochaines parutions, suivez son actualité sur Instagram et Facebook.

Mon avis

Joël Dicker dans un avion pour New-York et un homme sur le siège d’à côté. Une discussion… la tension monte. Et quand on croit avoir tout compris, on n’a peut-être rien compris! Que faut-il croire? Un petit régal qui se dévore en un instant, on tourne les pages, c’est top court! Une jolie plume, qui arrive à nous transporter dans l’avion avec Joël Dicker! À lire!

Extrait

– Vous avez voulu oublier le moment présent ou juste en profiter?

⁃ Un peu des deux. Pourquoi?, demanda Joël.

⁃ Pourquoi pas? C’est ça la véritable question, pourquoi ne pas oublier le moment présent?

Éditions Lamiroy, Opuscule #75, 2019, 36 p.