MICHÈLE LESBRE « RENDEZ-VOUS À PARME »

Quatrième de couverture

RENDEZ-VOUS A PARME. Dans les cartons de livres que lui a légués Léo, un vieil ami avec qui elle partageait la passion du théâtre, la narratrice découvre un exemplaire de La Chartreuse de Parme. Les premières pages la ramènent à l’été de ses quatorze ans, quand un homme de l’âge de son père lui lisait le roman à haute voix sur une plage. A la fin de la saison, il lui avait murmuré : « Quand vous serez plus grande, vous irez à Parme, il faut lire ce roman de Stendhal à Parme. » Des années plus tard, elle décide d’obéir à cette affectueuse injonction. Laissant désemparé l’homme qu’elle vient de rencontrer, elle prend seule le train pour l’Italie. Dans la sereine ville de Parme, la ferveur de ses préparatifs s’est évanouie. Mais, lorsqu’elle pénètre dans le théâtre Farnèse, son voyage soudain revêt un autre sens : sur la scène vide, défilent les silhouettes absentes dont les spectacles ont tant compté. Patrice Chéreau, Philippe Clévenot, Vàclav Havel, Tadeusz Kantor, Peter Brook et tant d’autres l’emportent dans une belle sarabande. Plutôt que celles, bien loin, de La Chartreuse de Parme, elle est venue suivre ici les traces d’un passé qui lui est essentiel. Le théâtre dès lors guide sa mémoire, envahit son séjour, l’apaise, et l’entraîne vers le présent. Quand, sur une impulsion, elle demande à son amant parisien de la rejoindre, un autre voyage peut commencer… Rendez-vous à Parme est un roman lumineux sur le désir, une invitation à vivre, comme au théâtre, tous les possibles.

L’auteur

Michèle Lesbre vit à Paris. « Rendez- vous à Parme » , son douzième livre chez Sabine Wespieser éditeur, renoue avec la veine romanesque du « Canapé rouge » (2007) ou de « Écoute la pluie » (2013)

Mon avis

Laure aime le théâtre. Cette passion l’unissait à Léo, qui vient de lui léguer six cartons de livres. Parmi les livres, elle découvre « La Chartreuse de Parme » de Stendhal. Un souvenir lui revient. Un été sur une plage normande et la lecture que lui faisait de ce livre un homme qui avait perdu sa fille. Il lui avait dit: « Quand vous serez plus grande, vous irez à Parme, il faut lire le roman de Stendhal à Parme. »

Son exemplaire de « La Chartreuse  » en poche, elle prend un train pour l’Italie, laissant l’homme qu’elle vient de rencontrer… Les souvenirs affluent, le passé revit au fil des jours. Le théâtre… Et puis une invitation aussi soudaine que surprenante…

Ce livre a le charme d’un voyage en Italie sur les traces des souvenirs. Parme, Bologne, Turin, le lac de Côme… autant de lieux, autant de souvenirs…

L’écriture est magnifique: poétique et douce. Une invitation à relire Stendhal, que j’ai saisie sur le champ! Une invitation à lire certains auteurs italiens aussi. Une lecture qui entraîne d’autres lectures: tout ce que j’aime. Un énorme coup de coeur!

Extraits

♡ Voilà les livres dont je me souviendrai au paradis, ils sont pour toi. 

♡ C’était un tout autre roman, je l’habitait avec bonheur, comme retranchée en un temps suspendu où l’histoire se mêlait à la vie.

♡ L’amour comme une sorte de voyage. L’amour n’est- il pas un voyage?

♡ Stendhal écrivait sans doute son roman avec en tête les bouleversements de 1831, à Modène, même s’il se termine un an avant, et c’était ce que j’aimais, cette façon d’évoquer l’histoire à travers la vie et les sentiments.

♡ La littérature est le grand théâtre du temps.

♡ Nos vies sont peuplées d’ombres flottantes.

♡ En m’endormant, je pensais que les commencements avaient jalonné ma vie […] et que j’aimais follement ces commencements. Je n’avais peut- être rien su faire d’autre que de succomber au charme de ce qui survient, l’inattendu, le merveilleux cadeau du hasard. Je m’étais perdue souvent, mais ces perpétuelles improvisations me construisaient. 

♡ Il y a des villes pour les chagrins et d’autres pour le bonheur, parfois ce dont les mêmes.

Note: 5/5💙💙

Sabine Wespieser Éditeur, 2019, 116 p.

CATHY BONIDAN «  CHAMBRE 128 »

Quatrième de couverture

Un roman peut parfois changer une vie. Qui n’a pas rêvé de voir survenir un petit grain de sel romanesque dans sa vie ? Un peu de merveilleux pour secouer la routine et oublier les ennuis de bureau? Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l’hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence.

Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure juste une adresse où elle décide de le réexpédier Retrouvera-t-elle son auteur? La réponse, qui lui parvient quelques jours plus tard, la stupéfait…

Au point qu’Anne-Lise va tenter de remonter la trace de tous ceux qui ont eu ce livre entre les mains. Chemin faisant, elle va exhumer histoires d’amour et secrets intimes. Pour finalement peut-être se créer une nouvelle famille…

Par l’auteur du « Parfum de l’hellébore », le premier roman aux 11 prix littéraires.

L’auteur

Institutrice à Vannes, Cathy Bonidan écrit depuis l’âge de 14 ans. C’est en voulant partager ce qu’elle écrivait sur un site d’auteurs indépendants qu’elle se fait repérer : elle reçoit son premier prix littéraire et rencontre celle qui va devenir son éditrice. Un comble pour un auteur qui voulait rester dans l’anonymat !

Mon avis

Ma passion pour les romans épistolaires, n’est plus un secret pour personne. Et ce roman est un petit bijou.

C’est l’histoire d’un roman perdu dans un avion et retrouvé dans une chambre d’hôtel. Et l’histoire de ceux qui ont eu le roman entre leurs mains. Durant trente ans, le livre voyage et touche profondément ses lecteurs. Au point de les faire parfois changer radicalement de vie. Anne-Lise le retrouve dans la table de chevet de sa chambre d’hôtel et part sur les traces du roman et de lettres en lettres, elle reparcourt son chemin de mains en mains , de lieux en lieux; son histoire faite de sentiments d’amour et d’amitié, de secrets intimes et de destins tragiques.

S’il fallait encore le démontrer, ce livre prouve qu’ un roman « peut parfois nous embarquer si loin qu’il nous pénètre et nous transforme à jamais » et « qu’ils sèment dans notre quotidien quelques mots ou quelques phrases qui vont faire leur route dans notre subconscient ». Le pouvoir des mots sur nos vies est une évidence!

On s’attache aux personnages, on les quitte à regret! Un coup de coeur!

Extraits

♡ À tous les romans qu’on a lus. À tous ceux qu’on lira encore. Parce qu’à la manière de marchands de sable, ils sèment dans notre quotidien quelques mots ou quelques phrases qui vont faire leur route dans notre subconscient. Et nous changer. En toute discrétion, mais de façon irrémédiable.

♡ … car les choses qu’on laisse inachevées nous accompagnent toute notre vie comme autant de douleurs chroniques qui résistent aux meilleurs antalgiques.

♡ Mais après tout ne dis- tu pas toujours que les raisons qui nous mènent à la lecture sont forcément les meilleures… 

♡ On s’oublie tellement à force de regarder les autres, d’apprendre à les connaître, de tenter d’exister dans leurs yeux que lorsqu’ils s’éloignent, on ne sait plus qui on est.

♡ Je sais qu’une histoire peut accaparer nos étés et nos automnes. Je sais qu’un roman peut nous embarquer si loin qu’il nous pénètre et nous transforme à jamais. Je sais que des personnages de papier peuvent modifier nos et rester toujours à nos côtés

♡ La route de votre roman continue , celle de votre vie aussi…

♡… nous savons, vous et moi, la fragilité des instants parfaits.

Note: 5/5 💙💙

Éditions de la Martinière, 2019, 286 p.

SANDRINE YAZBECK « LES IMPARFAITS »

Quatrième de couverture

Londres 2013. Depuis la disparition de sa femme Clara cinq ans plus tôt, Gamal, ancien grand reporter de guerre n’a jamais cherché à la retrouver. Aussi quand il découvre qu’Howard, son meilleur ami, se rend en secret à Positano dont elle est originaire, tout se met à vaciller.

Entre mensonge et trahison, amour, amitié et rivalité, le puzzle d’un trio apparemment parfait s’ouvre sur leurs failles et leurs secrets. À la fois intimiste et ouvert aux grands enjeux du monde, Les imparfaits entrelace les émotions, les relations, les leurres que nous entretenons autant avec ceux que nous croyons connaître qu’avec nous-mêmes.

L’auteur

Ancienne avocate internationale, Sandrine Yazbeck a vécu 7 ans à Londres, avant de s’installer à Boston. Père libanais, mère française, mari irlandais, deux jeunes enfants, elle a décidé de se consacrer à l’écriture à 40 ans. « Les imparfaits » est son premier roman.

Mon avis

Elle est partie sans un mot et sans laisser d’adresse. Après trente ans de mariage, Clara s’est volatilisée. Cinq ans plus tard, Gamal, son mari, découvre par hasard que son meilleur ami, Howard, lui ment. Alors qu’il avait prétendu partir en convalescence en Floride, il a réservé un hôtel à Positano…. Positano, l’endroit où Clara a passé sa jeunesse. Et puis il y une inscription en arabe sur une carte postale représentant « La trahison des images » de Magritte …

Un triangle amoureux fait de mensonges, de secrets, de non-dits, d’incompréhensions et de trahisons. Chacun ne connaît jamais qu’une partie de la vérité. Tout être cache quelque chose. Au fil du récit, la vérité peu à peu transparaît.

Une écriture poétique (surtout dans les passages du journal de Clara, le journal pour toi qui voudras bien le lire). Un énorme coup de cœur de cette rentrée littéraire 2019! Je ne peux que conseiller cette petite merveille!

Extraits

▪️C’était cela aussi, fondamentalement, l’amour… Laisser partir celui qui voulait s’en aller

▪️Ce serait formidable si, pour rattraper le temps perdu, il suffisait de monter et descendre les escaliers.

▪️J’aurais davantage faire confiance au temps dans la vie, j’aurais dû savoir me reposer sur lui.

▪️Il y a tant de choses que je n’ai jamais vues (ou les ai-je oubliées?) comme on a tendance à ne pas voir les choses à portée de main et qu’on croit pouvoir voir n’importe quand.

▪️Ma vie était devenue une fenêtre? Vers quoi?

▪️Les secrets parviennent toujours tôt ou tard à la connaissance de celui que l’on épargne.

▪️Au loin, les nuages, rares, semblent avoir été esquissés au pinceau d’une main indécise, parfois tout en épaisseur, parfois tout en transparence, môme un arbitrage impossible entre le ciel et le blanc, le lumineux et l’opaque, l’illusion et la matière.

▪️J’ai suivi tête baissée un chemin dont je n’ai jamais voulu questionner ni le tracé ni les motivations

▪️Il y a des fautes que l’on ne peut oublier. On a beau les enfouir, les nier, les enrober , tenter les excuses, les explications, l’amende honorable, laisser les années passer, rien n’y fait, il y a des fautes qui, où que l’on regarde, vous sautent au visage.

Note: 5/5 💙💙

Albin Michel, 2019, 154 p.

FRED PARONUZZI « DRÔLE D’ENDROIT POUR DE LA NEIGE»

Quatrième de couverture

Alors qu’elle assiste à la cérémonie célébrant la promotion professionnelle de son mari, la narratrice décide de le quitter et d’emmener leurs deux enfants, quelques jours, au bord de la mer.

Dans ce nouveau livre, Fred Paronuzzi nous offre une émouvante parenthèse enchantée dans la vie d’une femme qui s’apprête à tout reprendre à zéro. Un bel exemple de « lâcher prise » qui donne envie de croire en l’humanité.

L’auteur

Fred Paronuzzi a débuté aux Éditions Le Dilettante (10 ans ¾, 2002), puis a publié Comme s’ils étaient beaux, (Le Dilettante, 2005) et La Lettre de Flora, (éditions Robert Laffont, 2007) Depuis quelques années il écrit essentiellement pour la jeunesse et publie des livres chez Thierry Magnier.

Mon avis

Devenue la numéro deux dans la vie de son mari, et alors que celui-ci fête une promotion, une femme décide de partir à la mer avec ses enfants. Elle loue une maison, recommence à vivre, fait des rencontres.

Le temps d’une parenthèse, elle se découvrira étrangement sereine. Quelque chose d’essentiel se termine, mais un nouveau départ, dont elle ignore tout, se profile… Et le temps de ces vacances, un moment suspendu…

Un court roman. Un joli portrait de femme, une renaissance pleine d’espoir. Une agréable découverte !

Extraits

▪️Pas convaincue qu’il y ait une cohérence à notre histoire, en définitive, mais je déteste lâcher un film en cours de route, même si l’épilogue s’avère mal ficelé, un brin casse-gueule, alourdi par les clichés. Le début était prometteur, pourtant.

▪️et un roman aussi, les mots d’un autre.

▪️ C’est la fin de quelque chose d’essentiel, même si je n’en mesure pas encore l’importance, et le début d’autre chose dont j’ignore tout.

▪️on ne sait jamais combien de temps durent les choses.

Note: 4,5/5

Éditions Anne Carrière, 2018, 116 p.

Littérature française: sélection 2018

Mon top 10, en littérature française (mais le choix fut difficile!) – 2018

▪️Marc Pautrel « La vie princière » Gallimard

▪️Lisa Balavoine « Éparse » Flammarion

▪️Jean Berthier « 1144 livres » Robert Laffont

▪️Camille Anseaume « Quatre murs et un toit » Calmann-Levy

▪️René Frégni « Je me souviens de tous vos rêves » Folio

▪️Sophie De Baere « La dérobée » Anne Carrière

▪️Claire Chazal « Presque tout passe » Grasset

▪️Olivia de Lamberterie »Avec toutes mes sympathies » Stock

▪️Amélie Cordonnier « Trancher » Flammarion

▪️François Bott « Un hiver au Vésinet » La Table Ronde

Valérie Van Oost «  Hurler sans bruit »

Quatrième de couverture

Alex, Isabelle, Marine.

Trois femmes, trois amies. Ensemble, elles ont connu des drames, affronté des obstacles.

Mais tout ne se partage pas, même avec ses meilleures amies. Certains secrets sont gardés, enfouis. Jusqu’au jour où l’on vient les déterrer. Ainsi, quand Jeanne, la fille d’Alex, se trouve confrontée à un choix difficile, les trois amies tombent le masque. Leur amitié sera-t-elle assez forte pour surmonter les révélations ?

Au travers de ses trois héroïnes, l’auteur nous dresse le portrait des femmes d’aujourd’hui, des enjeux que sont pour elles la carrière, la maternité et la vie de couple.

Une histoire poignante sur la résilience au féminin.

L’auteur

Originaire d’Aix en Provence, Valérie Van Oost est aujourd’hui une parigot-provinciale assumée. Consultante éditoriale, ancienne journaliste, et notamment rédactrice en chef de ELLE.fr, elle est sensible aux questions sur la place des femmes dans la société. Auteur de nouvelles, elle a reçu, pour «Rupture sans préavis», le 2e prix de nouvelles organisé par Arte et le magazine Causette en 2010. « Hurler sans bruit » est son premier roman.

Mon avis

Trois amies. Trois femmes avec leurs secrets, leurs blessures, leurs douleurs, leurs chagrins et leurs choix. Des femmes qui ont supporté l’insupportable, et parfois l’irrémédiable. Leur amitié a traversé vents et marées, depuis qu’elles se sont rencontrées sur les bancs de la fac de droit. Elles s’aident, s’épaulent, se confient… Elles se connaissent mais peut être pas aussi bien qu’elles le croient. Elles se racontent tout ou presque…

Trois parcours de femmes qui interrogent sur la maternité, la féminité et le sens de culpabilité souvent présent en chacune de nous. Des personnages à fleur de peau, des femmes d’aujourd’hui qui nous ressemblent. C’est peu de dire que j’ai adoré ce livre subtil, puissant et tellement humain, qui vous emporte dans un crescendo d’émotions!

Extraits

▪️Après tout, il y avait-il des questions à se poser? La vie s’inscrivait dans l’évidence de ce qu’il avait imaginé.

▪️Pour être regardée, elle préfère écouter, elle s’est aperçue au fil du temps qu’on pouvait s’attacher à elle et l’aimer pour ça. Et, elle a besoin, plus que personne ne peut le mesurer, même ses plus proches amies, d’être aimée.

▪️Elles trinquent à ce qu’elles sont aujourd’hui. Plutôt heureuses dans leurs vies imparfaites, même si chacune sait que souvent les choix n’ont pas toujours été faciles à faire, que parfois il n’y a pas eu d’alternative. Elles savent maintenant que les chagrins ne fondent pas avec un pot de crème glacée et que l’irrémédiable ne se dissout pas dans l’eau-de-vie.

▪️Elle sait aussi que tomber amoureux, c’est parfois tomber tout court.

▪️Même les jolis souvenirs qu’ils avaient évoqués ensemble étaient piétinés, dommage collatéral d’un passé qu’elle avait voulu conjuguer au présent.

▪️Son récit bute sur des points de suspension et un point d’interrogation, une partition inachevée dont elle n’arrive pas à tourner la page.

Note: 5/5 💙💙

Librinova, 2018, 131p.

Laurence Vivarès « La vie a parfois un goût de ristretto »

Quatrième de couverture

Lucie, styliste parisienne, revient seule, sur les lieux où son histoire d’amour s’est échouée pour essayer de comprendre, de se confronter à son chagrin, de recoloriser  ses souvenirs, et peut-être de guérir. Ce voyage intérieur et extérieur la conduit à Venise, trouble et mystérieuse en novembre, pendant la période de l’« acqua alta« . Au rythme d’une douce errance, Lucie vit trois jours intenses, sous le charme nostalgique de la ville. En compagnie de Vénitiens qui croiseront providentiellement sa route, un architecte et sa sœur, une aveugle, un photographe, elle ouvre une nouvelle page de son histoire.

« Chaque millimètre de sa peau était sensible. Dans la lumière voilée, toute les couleurs de cette journée de novembre à Venise se déployaient, flatteuse et reposantes. Le contraire du noir ce n’était pas le blanc, mais bien la couleur. C’était simple, mais elle ne le découvrait que maintenant. »

Mon avis

Trois jours à Venise! Venise en novembre, c’est aussi « l’acqua alta »! Sur les traces d’un amour perdu, malheureux et toxique, mais aussi sur les traces des amours de George Sand et Alfred de Musset, sur les traces d’Hemingway, du Titien et de Vivaldi… Une promenade vénitienne, des rencontres … L’histoire d’une renaissance et le conseil d’un ami: « recoloriser le souvenir pour passer à autre chose ».

Des êtres fragiles, cabossés et touchants. Les charmes de Venise! Et le tour est joué!

Un moment d’évasion dans une ville que j’adore (comme beaucoup)! Un très beau premier roman! Une lecture qui a « coloré » ce mois de novembre un peu gris!

Extraits

▪️Nos histoires tissent nos vies, mais… nous pouvons tisser nos histoires.

▪️Pour lui, la culture ancraît l’âme des êtres profondément, comme des racines immenses les reliant par-delà les époques et les frontières, dans une gigantesque nappe phréatique.

▪️Privilège de la solitude, de n’être ancré à rien , et de potentiellement s’intégrer à tout.

▪️Toute réalité, même la plus terrible, est préférable à l’illusion car on peut en faire quelque chose.

▪️Ces peintres de la Renaissance… C’étaient des poètes de la lumière.

▪️Quand on ne voit pas, on est moins prisonniers de nos jugements.

Note: 4,5/5 💙

Eyrolles, 2018, 216p.