VALENTINA CEBENI  « LA RECETTE SECRÈTE DES RÊVES »

Quatrième de couverture

Un collier sur lequel est gravé le nom d’une île inconnue et l’enivrante odeur de gâteaux aux épices que laissait sa mère, Edda, dans son sillage… C’est tout ce dont dispose Elettra pour partir à la recherche de son passé et sauver son avenir. Car Edda est dans le coma et la petite pâtisserie familiale, au bord de la faillite.

Alors, Elettra fait le voyage jusqu’à l’île du Titan, le bout de terre perdu au coeur de la Méditerranée qui a vu naître sa mère. C’est sur cette petite île, dont le vent traîne dans son sillage des légendes ancestrales et les saveurs de son enfance, entourée d’une communauté de femmes mystérieuses et passionnantes vivant à l’abri des regards, qu’Elettra va découvrir l’histoire de sa mère, mais aussi une part d’elle-même.

Un roman inoubliable sur le pouvoir de la nourriture et la force du passé, capable de vous transporter sur une île fascinante et secrète où tout peut arriver, aux côtés d’une femme à la recherche de ses racines.

« LE ROMAN QUI A CAPTÉ L’ATTENTION DE L’ÉDITION INTERNATIONALE ! » Publishers Weekly

L’auteur

Née en Italie, Valentina Cebeni est une lectrice passionnée. Depuis l’adolescence, elle cultive son amour pour l’écriture avec la discipline d’un moine tibétain, déterminée à enquêter sur les replis de l’âme humaine à travers les voix de ses personnages.

La Recette secrète des rêves, son deuxième roman, a déjà connu un grand succès international.

Mon avis

Sa mère l’a contrainte à avoir une vie dont elle ne voulait pas. Elle, Elettra, qui rêvait d’aller à New-York, et de décrocher un master en journalisme, se retrouve sans travail, car sa boulangerie « La boutique des merveilles » périclite. Désormais Edda, sa mère, est dans le coma et les secrets de son passé engloutis à jamais. Elle en veut à cette mère dont elle sait si peu de choses et dont la vie est un mystère.

Abandonnant tout, elle part sur les traces d’une inscription gravée sur une médaille et sur les traces de sa mère. Son voyage la conduit sur l’île du Titan, proche des côtes sardes. Là, elle séjourne dans un couvent, habité par des femmes. Ces femmes, au passé douloureux, l’accompagneront dans son voyage à la découverte de l’histoire de sa mère et de la sienne par la même occasion.

Petit à petit elle se réconciliera avec son passé et s’ouvrira à l’amour…

Un livre qui évoque les liens de sang, les secrets de famille, l’amitié, la force et le courage des femmes, ainsi que les préjugés et les traditions.

Des recettes de pâtisseries liées à l’histoire jalonnent le livre et un parfum d’anis accompagne la lecture….

Un bémol: j’ai parfois trouvé que les réactions du personnage principal sonnaient faux et que ses émotions et ses réactions détonnaient, c’est pourquoi je ne suis jamais vraiment entrée dans le livre.

Extraits

▪️Les mauvaises journées sont une science exacte… Dès qu’il y en a une qui arrive, l’air devient lourd et la lumière trop forte.

▪️C’est comme si je ne savais plus rien, comme su ma vie était un album dont une page sur deux serait blanche. Je ne peux sauf sauver que les années dont je me souviens, le reste a sombré dans l’oubli.

▪️Alors sache que ce qu’on cherche, n’est pas toujours ce qu’on aimerait savoir.

▪️Parfois, l’oubli est un geste d’amour.

Note: 3/5

Éditions Charleston, 2019, 416 p.

Alberto Vigevani «  Un été au bord du lac »

Quatrième de couverture

Sur les bords du lac de Côme, lieu de villégiature privilégié de la bourgeoisie milanaise, les heures s’écoulent encore avec douceur. En cet été d’entre deux guerres, les femmes, dans leurs costumes de bain, osent les coiffures à la garçonne. Les jeunes hommes, en jaquette et cravate, dansent sur le rythme du Saint-Louis blues. Et les adolescents ressentent le trouble des premiers émois amoureux. Giacomo, envoûté par la mère de l’un de ses camarades, fait son éducation sentimentale dans une mélancolie nostalgique. Est-elle due à son âge ou pressent-il déjà le crépuscule de ce monde tissé de privilèges?

Mon avis

La mélancolie des étés au bord du lac de Côme. L’adolescence, la famille, les cousins, les amis, les vacances tant attendues. L’été s’étire. Rien ne semble se passer et pourtant… Une Italie bourgeoise d’une autre époque…

Une subtile éducation sentimentale. Un voile de mélancolie parcourt le livre. Et une douce poésie émane de ces pages. Tout est dans le détail.

Extraits

▪️ Il lisait les romans de Salgari, de Jules Verne et d’Alexandre Dumas. Ayant dévoré tous ceux qu’il avait pu trouver, avec tant de passion qu’il s’étonnait que les auteurs n’en eussent pas écrits davantage, il lisait aussi des abrégés d’histoire ou de classiques – poèmes d’Homère, tragédies de Shakespeare – ou encore les romans d’amour qu’il dénichait dans le cabinet de toilette de sa mère. Il s’emplissait ainsi l’esprit d’une foule de notions et de bizarreries, inutiles à ses études et qui, parfois, échauffaient sa tête, prompte à s’exalter, au point qu’il en souffrait. Alors il s’étendait sur le lit pour se laisser envahir par des situations fantastiques, dont il était le héros principal, et par des rêves de gloire qu’il n’aurait confiés à personne.

▪️La lecture demeurait son seul refuge; la mélancolie de son esprit paraissait. envahir aussi tout son corps

▪️Ainsi naissaient en lui des instantanés, sons ou paroles, comme une route s’ouvre en un point connu, puis devient ensuite inconnue et imprévisible, en même temps que les visages d’amis d’un jour ou de compagnons de bagarres ou que des conversations inachevées: chaque été, une poignée d’impressions s’imprimaient dans ses sens, semblable à un vol d’hirondelles en vrille autour de quelque chose, un clocher derrière les maisons, les toits, les arbres, et Giacomo pensait que là était la vraie vie, dans un monde empli d’humeurs et de lumières violentes.

Note: 4/5

Titre original: « Estate sul lago »

Traductions l’italien: Claude Bonnafont

Éditions Liana Levi, 2015, 160p.

Giorgio van Straten « Le livre des livres perdus »

Quatrième de couverture

Un tour du monde en huit volumes, et non en quatre-vingt jours. (…) Et à la fin du voyage, j’ai compris que les livres perdus ont quelque chose que tous les autres livres n’ont pas : ils nous laissent, à nous qui ne les avons pas lus, la possibilité de les imaginer, de les raconter, de les réinventer.

Et si, d’un côté, ils continuent de nous échapper, de s’éloigner malgré nos tentatives pour nous en emparer, d’un autre côté, ils reprennent vie à l’in- térieur de nous et, à la fin, comme le temps proustien, nous pouvons dire que nous les avons retrouvés. G.V.S.

Mon avis

Un petit livre érudit sur ces livres disparus que ce soit par la volonté de l’auteur ou d’un mari, la censure ou l’homophobie. Ou parce qu’une épouse abandonne un instant une valise pleine de manuscrits et de tapuscrits, dans un train, le temps d’aller s’acheter une bouteille d’eau. (Hemingway). Ou parce qu’un petit comité a convaincu un éditeur à ne pas publier un livre de mémoires « scandaleuses » (Byron). Ou parce qu’une femme décide de respecter les volontés de son mari (Bilenchi). Ou parce qu’un mari décide à la mort de sa femme de ce qui doit être publié ou pas (Sylvia Plath) … Et ces livres perdus, « ils nous laissent, à nous qui ne les avons pas lus, la possibilité de les imaginer, de les raconter, de les réinventer. » Et ce qui est beau, c’est peut-être « le risque d’une impossibilité » Tous ces livres que nous ne pourrons pas lire, nous pourrons les rêver.

Extraits

▪️Chaque fois que, dans ma vie, je suis tombé sur un livre perdu, j’ai ressenti la même impression que lorsque j’étais enfant et que je lisais des romans parlant de jardins secrets, de téléphériques mystérieux, de châteaux abandonnés: l’occasion d’une recherche, la fascination pour ce qui nous échappe, et l’espoir d’être le héros capable de résoudre l’énigme.

▪️Mais pour déchaîner cette tristesse, ce sentiment de l’irréparable, ces angoisses qui préparent l’amour, il faut – et c’est peut- être ainsi, plutôt que ne l’est une personne, l’objet même que cherche anxieusement à étreindre la passion – le risque d’une impossibilité. Marcel Proust « La recherche du temps perdu »

▪️Et à la fin du voyage, j’ai compris que les livres perdus ont quelque chose que tous les autres livres n’ont pas: ils nous laissent, à nous qui ne les avons pas lus, la possibilité de les imaginer, de les raconter, de les réinventer.

▪️La littérature n’est qu’une forme raffinée d’indiscrétions. Ian Mc Ewan

▪️Des poètes il ne faudrait faire parler que les mots. Maria Grazia Calandrone

Note: 4/5

Titre original: « Storie di libri perduti »

Éditeur italien: Laterza

Traduction: Marguerite Pozzoli

Actes Sud (Un endroit où aller), 2017, 176p.

La letteratura non è che una forma raffinata di gossip. Ian McEwan

La littérature n’est qu’une forme raffinée d’indiscrétions. Ian Mc Ewan

Cristina Comencini « Lucy »

Quatrième de couverture

C’est l’histoire d’une famille: la rencontre de Franco et Sara en Grèce, leur mariage, la naissance de leurs deux enfants, le travail de Sara, paléontologue, qui l’entraîne loin de chez elle et des siens, dans la vallée du Rift. Sara est une mère absente, une épouse inexistante, si bien que le couple se déchire.

Franco refait sa vie, mais ses relations avec ses enfants sont tendues, et le souvenir de son ex-femme, qui le hante, se ravive soudain à la lecture d’une lettre qu’elle lui a écrite. Dans ces lignes, il peine à reconnaître Sara, au caractère si fort et qui préférait d’ordinaire regarder vers l’avenir plutôt que se tourner vers le passé. Mais Sara vit désormais dans un autre monde…

Mon avis

Qu’il est parfois difficile de concilier sa vie de femme et de mère? Surtout quand on aspire à la liberté, et qu’on a un métier passionnant! Telle est l’histoire de Sara, qui aime son métier, son mari et ses enfants! Mais son besoin de liberté fait d’elle une mère et une épouse absente… Une lettre, un jour, portera avec elle, de nombreux questionnements…

Un roman choral, sur les douleurs de la séparation, les déchirements de la vie, les relations parents-enfants, la difficulté de grandir entre deux parents qui se déchirent!

Extraits

▪️Tu vis dans les bouquins, as-tu de la place pour autre chose?

▪️… notre cerveau ne peut pas stocker toutes les histoires que nous lisons…

▪️Tant qu’on court derrière la personne aimée, la fébrilité ne nous lâche pas.

▪️Je me souviens bien des premières impressions de lecteur. J’évitais d’emprunter les livres de mon père, là aussi je voulais suivre mon instinct.

▪️Ce n’était pas des mots, mais des pierres. Je retrouve ce poids dans les premiers romans, dans les passages les plus décousus de l’histoire, dans les descriptions qui s’égarent sur un geste insignifiant, dans la phrase manifestement biffée dont on sent encore la présence.

▪️Le métier d’éditeur n’est pas pour moi, je garderais tous les défauts d’un livre et virerais ce qui marche trop bien, ce qui coule.

▪️Quand il y a des enfants, la séparation est impossible, parce qu’elle n’est jamais complète. Ils sont là et perpétuent l’histoire d’amour qu’on a voulu casser.

▪️On ne cesse jamais d’être l’enfant d’un amour, même quand il est fini… Chaque être nourrit cette illusion et chaque vie porte la marque de cet éventuel amour.

▪️Tu aimes les livres qui cherchent.

Note: 4/5

Titre original: « Lucy »

Éditeur italien: Feltrinelli

Traducteur: Dominique Vittoz

Livre de poche, 2018, 254p.

Lien: Cristina Comencini « Être en vie »: https://abookisalwaysagoodidea.wordpress.com/2018/04/18/cristina-comencini-etre-en-vie/

Andrea Camilleri « Noli me tangere -Ne me touche pas »

Quatrième de couverture

Laura, belle et brillante épouse d’un grand écrivain, disparaît alors qu’elle était sur le point de finir son premier roman. Son mari s’inquiète, la presse s’emballe et toute une ribambelle d’amants en profitent pour dire tout le mal qu’ils pensent d’elle.

Mais Laura est-elle cette séductrice cruelle et sans cervelle, cette femme calculatrice et superficielle, ce monstre d’égoïsme que décrivent ses amants ? Ou bien un être tourmenté et absolu, avide de spiritualité, chroniquement affligé de crises de mélancolie, de ghibli, comme elle dit, qui l’obligent à se retrancher du monde et des hommes ?

Le subtil commissaire Maurizi mène une enquête discrète sur les traces d’une femme mystérieuse, fascinée par la fresque de Fra Angelico, Noli me tangere, qui a magistralement orchestré sa propre disparition.

Construit comme un kaléidoscope de dialogues, articles, lettres qui tentent tour à tour d’approcher l’insaisissable Laura, ce court roman est un formidable hommage à une femme libre et à la possibilité qu’a tout un chacun de se réinventer radicalement.

Mon avis

C’est l’histoire d’une disparition. Des dialogues, des lettres, des mails, articles de journaux et des interrogatoires dessinent peu à peu, le portrait de la femme qui est partie… Une femme mystérieuse, insaisissable… La police s’interroge, la presse avance des hypothèses … A-t-elle quitté son mari pour un autre homme? A-t-elle été enlevée? Un subtil jeu de piste mêlant art (Fra Angelico) et littérature (T.S.Eliot) commence…

Un roman sur la possibilité de changer son destin et de conquérir sa liberté. Un roman très court, trop court peut-être, mais charmant! Une lecture agréable!

Extraits

▪️Si c’est ce que vous voulez, je peux vous réconcilier avec la condition humaine. T.S.Eliot « Le Cocktail Party »

▪️Heureuse? Je n’en sais rien, peut-être n’est-ce pas le bon terme. Elle était… en harmonie, voilà. En harmonie avec elle-même. Et avec le monde.

▪️J’espère que, arrivé à la fin, le lecteur se sera aperçu que ce bref roman n’entend pas être un récit policier sur la disparition d’une jeune femme, mais la tentative de dessiner, avec des moyens simples, le portrait d’une femme complexe, oui, mais pas si inhabituel qu’il peut apparaître à première vue.

Note: 4/5

Titre original: « Noli me tangere »

Traducteur: Serge Quadruppani

Éditions Métaillié, 2018, 140p.

Primo Levi « Poeti » [Extraits]

DIALOGUE ENTRE UN POÈTE ET UN MÉDECIN

▪️… il ressentait l’univers comme une immense machine inutile, un moulin qui broyait éternellement le néant sans aucun but; non pas muet, éloquent au contraire, mais aveugle et sourd à la douleur du genre humain….

▪️… aucun homme doté de raison ne pouvait refuser la conscience de ce que la nature n’est pour l’homme ni une mère ni une enseignante ; c’est un vaste pouvoir occulte qui, objectivement, règne au détriment de tous.

▪️… l’amour avait toujours été pour lui source de tourment et non de joie; et sans l’amour, à quoi bon vivre?

SONGE FUGACE

▪️ «Quand le train fut à l’arrêt en gare de Naples, il se retourna et se trouva face au regard de la fille. C’était un regard ferme et et gentil, mais qui faisait penser à de l’attente: elle avait l’air de lire en lui comme dans un livre.» Primo Levi «Songe fugace»

▪️«Tout ce qui plaît au monde est un songe fugace.» Pétrarque «Le chansonnier» chant I

PRIMO LEVI « Poeti  » Éditions Liana Levi – piccolo, 2002

Titres originaux: « Dialogo di un poeta e di un medico » et « Sogno » Einaudi Editore

Italo Svevo « Sur Joyce » [Extraits]

▪️Un homme de génie ne commet pas d’erreurs. Ses erreurs sont volontaires et sont les portails de la découverte. James Joyce « Ulysse » p.17

▪️Ces nouvelles ( de Joyce) sont autre chose que celles de Maupassant, qui savent contenir un destin dans une coquille de noix. Ici, n’entre que la part de destin qu’il s’agit de comprendre. p.23

▪️Dès qu’un artiste se souvient, il crée. Mais sa propre personne, qui reste toutefois le pivot de la création, est une partie très importante et proche du monde, qu’aucune virtuosité n’arrive à fausser. Je dirais que dans l’inspiration, elle se déforme en devenant plus entière. p.25

▪️De même que nous… tissons et détissons au cours des jours la trame de nos corps, dont les molécules font ainsi la navette, de même l’artiste tisse et détisse son image. James Joyce « Ulysse » p.25-26

▪️Sa vie semblait s’être ouverte sur l’éternité. Chacune de ses pensées, chacun de ses instants de conscience pouvaient sembler se refléter radieusement dans le ciel. Et lorsque son âme s’enrichit ainsi de sagesse spirituelle, il perçut le monde entier comme l’immense miroir du pouvoir et de l’amour divins. p.30

▪️Il est vrai que tout lecteur un peu lettré fait de chaque roman son propre roman. p.62-63

▪️Pour Joyce, Ulysse n’existe plus. Il a conscience d’avoir déployé tout son savoir-faire dans ce texte, et il pense qu’ « Ulysse » doit désormais se débrouiller seul dans le vaste monde qui lui a été si largement ouvert. S’il venait à se manifester aux bons souvenirs de son auteur, c’était pour qu’il le chasse aussitôt de son esprit dorénavant tourné vers de toutes autres choses. p. 63

▪️Notre destin consiste peut-être à ne pas savoir suffisamment jouer avec nos mots, qui sont nos maîtres plus que nos obligés. p.64

▪️Victor Hugo disait que, pour avoir un grand poète, il fallait un grand public. p.67

▪️Proust est l’artiste de la grande prose narrative. Sa phrase crée à force d’exhaustivité ; elle se développe, énorme, dans ses incises, dont chacune est une surprise, une découverte. Il n’en a jamais assez, et il raconte, raconte, poussé par le besoin nostalgique de rechercher le temps qui n’est plus. Sur sa toile, il ajoute trait après trait, couleur après couleur, pour adhérer à la réalité. La tonalité parfaite du tableau provient de la vision parfaite de la réalité. p.69

▪️La réalité peut parfois devenir satire par sa seule précision. p.69

▪️Je ne suis pas un critique. p.78

ITALO SVEVO « Sur Joyce » Éditions Allia, 2014, 80p.

Titre original: « Conferenza su James Joyce »

Conférence du 8 mars 1927, à Milan au Convegno.