Un jour, une citation: Carlos Ruiz Zafón

🇫🇷 Un jour, j’ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre un chemin jusqu’à son coeur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissé derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons – nous reviendrons un jour. Carlos Ruiz Zafón « L’ombre du vent »

🇮🇹 Un giorno sentii dire a un cliente della libreria che poche cose impressionano un lettore quanto il primo libro capace di toccargli il cuore. L’eco di parole che crediamo dimenticate ci accompagna per tutta la vita ed erige nella nostra memoria un palazzo al quale – non importa quanti altri libri leggeremo, quante cose apprenderemo o dimenticheremo – prima o poi faremo ritorno. Carlos Ruiz Zafón « L’ombra del vento »

(Photo: Libreria La Bussola, Torino)

Un jour, une citation: Toni Morrison

🇫🇷 S’il y a un livre que tu veux vraiment lire, mais qui n’a pas encore été écrit, alors tu dois l’écrire. Toni Morrison

🇮🇹 Se c’è un libro che vuoi leggere, ma non è stato ancora scritto, allora devi scriverlo ». Toni Morrison

🇺🇸 If there’s a book that you want to read, but it hasn’t been written yet, then you must write it. Toni Morrison

(Prix Nobel de littérature en 1993)

Un jour, une citation: Luc Bronner

Le livre, cet objet qui peut s’afficher dans une bibliothèque, se froisser dans un sac à main, s’annoter, rester des mois sur une table de chevet, se relire encore et encore, se partager, s’offrir. Le livre, ce luxe suprême, bulle de rêve, d’imagination, de voyage, instant de larmes, de rires, de questionnements, d’émotions, d’apprentissages, de découvertes.  Luc Bronner – Le Monde – Les 💯 romans du Monde – cahier du Monde n• 23155 du samedi 22 juin 2019

(Photo: Libreria Minerva, Trieste)

Un jour, une citation: Gustave Flaubert

🇫🇷 Il faut que les phrases s’agitent dans un livre comme les feuilles dans une forêt, toutes dissemblables en leur ressemblance. Gustave Flaubert « Lettres à sa maîtresse » Tome III, lettre du vendredi 7 avril 1854, La Part Commune, p. 416

🇮🇹 Bisogna che le frasi si agitino in un libro come le foglie in una foresta, tutte dissimili nella loro somiglianza. Gustave Flaubert « Lettera a Louise Colet » lettera del 7 aprile 1854.

(Photo: Galerie Bortier, 1000 Bruxelles)