Un jour, une citation: Mary Costello

Ce n’était pas des réponses ou des consolations qu’elle trouvait dans les romans, mais un degré d’empathie qu’elle n’avait croisé nulle part ailleurs et qui atténuait sa solitude. Ou qui la renforçait, comme si une partie d’elle-même – son côté ermite – se trouvait à portée de main, attendant d’être incarnée. La pensée qu’à une époque lointaine, une personne – un étranger qui écrivait à son bureau – avait su ce qu’elle savait, ressenti ce qu’elle ressentait dans son cœur plein de vie, lui donnait confiance et force. Il est comme moi, se disait-elle. Il partage mes sensations. Il n’y aurait jamais assez d’heures, semblait-il , de jours ou d’années dans sa vie pour lire tout ce qu’elle voulait lire. Mary Costello « Academy Street « , Points

(Photo: Galerie Bortier, Bruxelles)

Un jour, une citation: Oscar Wilde

🇫🇷 Il est certain que j’aimerais écrire un roman. Un roman qui serait aussi beau qu’un tapis persan, et aussi irréel. Oscar Wilde « Le Portrait de Dorian Gray »

🇮🇹 Certo, mi piacerebbe scrivere un romanzo; un romanzo grazioso come un tappeto persiano e altrettanto irreale. Oscar Wilde « Il ritratto di Dorian Gray »

(Photo: La Rigatteria, via Malcanton, 12, 34121 Trieste)

Un jour, une citation: Jhumpa Lahiri

🇫🇷 Que cherchons-nous en lisant un roman, en regardant un film, en écoutant un morceau de musique? Nous cherchons quelque chose qui nous change, dont nous n’avions tout d’abord pas conscience. Nous voulons nous transformer… Jhumpa Lahiri « En d’autres mots »

🇮🇹 Cosa cerchiamo leggendo un romanzo, guardando un film, ascoltando un brano di musica? Cerchiamo qualcosa che ci sposti, di cui non eravamo consapevoli, prima. Vogliamo trasformarci … Jhumpa Lahiri « In altre parole »

(Photo: Bouquinerie, Saint-Gilles)

Un jour, une citation: Georges Simenon

Car un personnage de roman, c’est n’importe qui dans la rue, c’est un homme, une femme quelconque. Nous avons tous, tant que nous sommes, tous les instincts de l’humanité en nous. Mais ces instincts, nous en réfrénons tout au moins une partie, par honnêteté, par prudence, par éducation, parfois simplement parce que nous n’avons pas l’occasion d’agir autrement. Le personnage de roman, lui, ira jusqu’au maximum de lui-même et mon rôle à moi, romancier, est de le mettre dans une situation telle qu’il y soit forcé. C’est facile, vous voyez. Et il n’est pas besoin de trouver une histoire. Simplement, des hommes, des êtres humains dans leur cadre, dans leur ambiance. Le petit coup de pouce qui les met en marche. Georges Simenon « L’âge du roman  »

(Photo: Bouquinerie, Namur)