Un jour, une citation: Georges Simenon

Il y a des romans écrits par le subconscient, littéralement. On se met dans la peau d’un personnage, on ne sait pas du tout où il va nous mener. On le suit au jour le jour et ce n’est qu’au dernier chapitre qu’on sait ce qu’il lui arrive. Il doit aller jusqu’au bout de lui-même. Georges Simenon (« Conversations avec Simenon » de Francis Lacassin)

(Photo: Librairie Genicot, Bruxelles)

Un jour, une citation: Virginia Woolf

🇫🇷 Et puisqu’un roman à cette correspondance avec la vie réelle, ses valeurs sont, jusqu’à un certain point, celles de la vie réelle. Virginia Woolf « Un lieu à soi », Folio classique, p.119, traduit par Marie Darrieussecq.

🇮🇹 E poiché un romanzo ha questa corrispondenza con la vita reale, i suoi valori sono, fino a un certo punto, quelli della vita reale. Virginia Woolf « Una stanza tutta per sé »

(Photo: Bouquinerie, Bruxelles)

Un jour, une citation: Alexandra Koszelyk

Elle engloutissait les romans à une vitesse métronomique. Les mondes de papier la rendirent épicurienne. Partout. Tout le temps. Elle lisait comme on respire. Par soif, par nécessité. Le plaisir était là aussi. Elle refermait chaque livre, comme on quitte des amis. Alexandra Koszelyk « À crier dans les ruines » Aux forges de Vulcain, p.147

(Photo : Librairie Nijinski, Bruxelles)

Un jour, une citation: Louis Dubrau

C’est d’ailleurs ce qu’elle attend d’un roman: « qu’il élargisse son champ de vision ». Cité dans la préface de Louis Dubrau* « À la poursuite de Sandra » Éditions Névrosée, Collection Femmes de lettres oubliées, p.9

* Louis Dubrau, de son vrai nom, Louise Scheidt. Née à Bruxelles (1904-1997). Elle choisit d’écrire sous un pseudonyme masculin, parce qu’elle se méfie des jugements subjectifs qu’on porte aux textes écrits par une femme.

(Photo: Bouquinerie, Louvain)