CLARISSE SABARD « CEUX QUI VOULAIENT VOIR LA MER »

Quatrième de couverture

« Ceux qui voulaient voir la mer

Ne connaissaient pas la misère

Ils avaient fait tant de rêves

Voir le soleil mourir dans la mer… »

Pour des raisons personnelles, Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils, Marius. Et en arrivant dans le Sud, elle ne s’attendait pas à s’attacher à Aurore, cette vieille dame qu’elle croise au parc et qui commence à lui raconter sa vie. Chaque jour, Aurore attend le retour de son amoureux, Albert, parti tenter sa chance à New York après la guerre. Mais malgré sa promesse, il n’est jamais revenu… Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, le présent ne risque-t-il pas de la rattraper ?

« UNE ODE À L’AMOUR, ENTRE PASSÉ ET PRÉSENT, AVEC UNE TOUCHE DE RÉALITÉ QUI REND LE TOUT INCROYABLE. » Alexandra, du blog La bibliothèque des rêves

L’auteur

Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein coeur du Berry. Après un bac littéraire, elle s’oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd’hui à Nice et se consacre à l’écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique. Elle est également l’auteure de  » La plage de la mariée »,  » Le jardin de l’Oubli » et  » La vie est belle et drôle à la fois » aux Éditions Charleston

Mon avis

La vie n’a pas toujours été facile, pour Lilou. Mère célibataire, elle a envie de changement, et décide de quitter Paris pour emménager à Nice avec son fils. Un nouveau départ dans une nouvelle ville, plus bleue, plus lumineuse. Peu à peu, elle s’installe dans sa nouvelle vie: son métier d’agent de bibliothèque, un cours de yoga, une voisine pleine de préjugés, de nouveaux amis, de nouvelles rencontres et parmi elles, une vieille dame qui attend le retour de son amour, assise sur un banc. Cette femme la touche, et avec bienveillance, elle écoute son histoire. Une histoire faite de joies autant que de drames, l’histoire d’une femme qui s’accroche à son passé … Elle voudrait l’aider, retrouver son amour d’autrefois…

Un roman plein d’humanité et baigné de nostalgie, une nostalgie parfois heureuse. Des sujets douloureux abordés avec douceur.

Deux beaux portraits de femmes: deux femmes attachantes et touchantes, qui savent qu’il suffit d’un rien pour que tout vacille, deux femmes qui ont vécu des drames mais ont su se relever. Une écriture sensible et vivante, à trait joyeuse. Une fois commencé, il est impossible de lâcher ce roman. Un vrai coup de cœur!

Extraits

♡ Ce qui me plaisait, c’était le fait de rouler. Le temps paraissait s’étirer à l’infini. Nous chantions nos airs préférés à tue-tête. J’aimais vraiment cette sensation de liberté. C’était grisant. Tout devenait possible, vous comprenez ?

♡ Je pense que chacun est libre de son destin. Libre de se défaire des chaînes mentales qui le retiennent. Tout le monde peut choisir sa vie.

♡ Quoi qu’on en dise, le passé est vivant et se rappelle constamment à nous , même si nous faisons tout pour l’oublier. Les absents s’accrochent et sont toujours présents, malgré eux. Malgré nous.

♡ C’est la façon dont nous vivons qui compte. La façon dont nous nous relevons.

♡ J’ai toujours pensé qu’on devient adulte des l’instant où on pardonne à ses parents. Ça ne veut pas dire qu’on accepte ce quia été fait, mais simplement qu’on fait la paix avec le passé.

♡ Les regrets, c’est exactement comme les yaourts à la cerise. Personne n’en veut.

♡ La vie est un vaste chantier en perpétuelle construction… Elle a beau être remplie de fracas, il serait complètement stupide d’y renoncer.

♡ Le cœur est imprévisible, c’est ce qui fait tout le charme de l’amour.

Note: 5/5 💙💙

Éditions Charleston, mars 2019, 318 p.

Un jour, une citation: Dominique Paravel

Elle ne vit qu’avec les livres, dans les livres, ouvrir le fruit, briser l’amande secrète de la connaissance… Quelque chose est caché dans les livres, un point minuscule qui contient l’immensité du monde, et je le découvrirai. Dominique Paravel « Nouvelles vénitiennes  »

Extrait d’une nouvelle sur Elena Cornaro Piscopia première femme à obtenir un doctorat en philosophie à l’Université de Padoue (première femme au monde à obtenir un titre universitaire)

(Photo: Librairie Jousseaume, Galerie Vivienne, 45-46-47, 75002 Paris)

Un jour, une citation: Carlos Maria Dominguez

🇫🇷 Souvent, il est plus difficile de se défaire d’un livre que de se le procurer. Les livres s’accrochent à nous en un pacte de nécessité et d’oubli, comme s’ils étaient témoins d’un moment de notre vie auquel nous ne reviendrons plus, mais que nous croyons préserver tant qu’ils restent là. Carlos Maria Dominguez « La maison en papier »

🇮🇹 Spesso è più difficile disfarsi di un libro che procurarselo. I libri restano con noi in virtù di un patto di necessità e oblio, come testimoni di un momento delle nostre vite al quale non ritorneremo. Ma finché sono lì, crediamo di farne la somma. Carlos Maria Dominguez « La casa di carta »

(Photo: The Abbey Bookshop, rue de la Parcheminerie, 29, 75005 Paris)