Un jour, une citation : Pétrarque

🇫🇷 J’ai des amis dont la société est délicieuse pour moi. Mes livres ce sont  des gens de tous les pays et de tous les siècles: distingués à la  guerre, dans la robe et dans les lettres; aisés à vivre, toujours à mes ordres; je les fais venir quand je veux, et je les renvoie de  même; ils n’ont jamais d’humeur et répondent à toutes mes questions. Pétrarque

🇮🇹 Ho degli amici (i libri) la cui società è per me deliziosissima, sono uomini di tutti i paesi e di tutti i secoli, distinti in guerra, in pace e nelle lettere, facili a mantenersi, pronti sempre ai miei cenni, li chiamo e li congedo quando più mi aggrada… Non vanno mai soggetti ad alcun capriccio ma rispondono alle mie domande. Petrarca

(Photo: Librairie Nijinski, Chaussée d’Ixelles, 315, 1060 Bruxelles)

Un jour, une citation: Christian Bobin

Le visage du lecteur est plus nu que l’air et son corps est souple, délivré de l’étroitesse d’agir. Allongé, bras et jambes négligemment appuyés sur plusieurs continents, il compte les étoiles dans le blanc orageux de la page. Plus il s’approche de son rêve, plus le silence gagne sur lui. Cérémonie du simple, exercice de la patience. Lire est un chemin, parmi tant d’autres. Croître en clarté, voilà le but. Christian Bobin « L’enchantemant simple et autres textes »

(Photo: San Francisco Book Co, rue Monsieur le Prince, 17, 75006 Paris)

Un jour, une citation: Annie Ernaux

Mais à quoi bon écrire si ce n’est pour désenfuir des choses même une seule irréductible a des explications de toutes sortes, psychologiques, sociologiques, une chose qui ne soit pas le résultat d’une idée préconçue ni d’une démonstration, mais du récit, une chose sortant des replis étalés du récit et qui puisse aider à comprendre – à supporter- ce qui arrive et ce qu’on fait. Annie Ernaux « Mémoire de fille » Gallimard

(Photo: Librairie de Cluny, place Paul Painlevé 1, 75005 Paris)

Un jour, une citation: Graham Greene

Je n’ai jamais pu décrire même mes personnages de roman qu’en les faisant agir. J’ai toujours eu l’impression que dans un roman le lecteur devait avoir le droit d’imaginer l’aspect d’un personnage à la manière qui lui convient: je n’ai pas le désir de lui fournir des illustrations toutes faites. Graham Greene « La fin d’une liaison »

(Photo: Librairie Nijinski, Chaussée d’Ixelles, 1050 Bruxelles)