Un jour, une citation: Michael Ende

Je voudrais bien savoir, se dit-il, ce qui se passe réellement dans un livre, tant qu’il est fermé. Il n’y a là, bien sûr, que des lettres imprimées sur du papier, et pourtant — il doit bien se passer quelque chose puisque, quand je l’ouvre, une histoire entière est là d’un seul coup. Il y a des personnages que je ne connais pas encore, et il y a toutes les aventures, tous les exploits et tous les combats possibles — parfois surviennent des tempêtes, ou bien on se retrouve dans des villes et des pays étrangers. Tout cela est d’une façon ou d’une autre à l’intérieur du livre. Il faut le lire pour le faire vivre, c’est évident. Mais c’est déjà dans le livre, à l’avance. Je voudrais bien savoir comment. Michael Ende « L’Histoire sans fin »

(Photo: Librairie Nijinski, Bruxelles)

MAURICE MARTIN « La véritable affaire de Bruxelles »

Quatrième de couverture

Que s’est-il réellement passé à Bruxelles le 10 juillet 1873 entre Rimbaud et Verlaine? Pourquoi ce fait divers célèbre a-t-il eu des répercussions criminelles près de cent cinquante ans plus tard?

Un flic désabusé de l’anticorruption et un antiquaire excentrique vont se trouver précipités dans un mystère dont ils ne discernent pas la finalité.

À Bruxelles, Paris et Rome, ils déchiffrent des bribes de réponse à l’énigme, dans les chambres secrètes et les réserves des bibliothèques, alors que d’autres acteurs sont à leur poursuite, disposés à tuer pour ravir l’objet précieux, témoin du passé.

Et si l’Histoire n’était qu’une histoire? Et si la vérité avait toujours été falsifiée?

Entre le thriller et le roman d’aventures, « La véritable affaire de Bruxelles » est un page turner rondement mené. Écrit par un ex-commissaire bruxellois à la plume affûtée, le récit transporte le lecteur entre deux époques et trois pays, distillant au fil des pages suspense, action et mystère.

L’auteur

Commissaire retraité de la police fédérale, Maurice Martin a commencé sa carrière dans la police communale et l’a terminée dans le service anticorruption. Féru d’écriture, il gagne un prix à l’occasion d’un concours de nouvelles policières organisé par la RTBF. Et puis, un jour, bien plus tard, il est allé au marché aux Puces…

Mon avis

Bruxelles, Rome, Paris et une canne…

Verlaine et Rimbaud ne sont pas très loin.

Deux époques:

Verlaine et Rimbaud à Bruxelles en 1873. Le 10 juillet 1873, Verlaine blesse Rimbaud d’un coup de « rivolvita », qu’il venait d’acheter Galerie du Roi. Que s’est-il réellement passé?

2012, Martin de Landsheer, policier cynique et ingérable, et amateur de brocantes retrouve une canne dans un vieux meuble, qu’il vient d’acquérir au marché aux Puces. Cette découverte le plongera dans une aventure faite de mystères, de secrets, d’énigmes qu’il tentera de résoudre.

Les deux affaires seraient-elles liées?

Un jeu de piste qui tient le lecteur en haleine! Un thriller dont Bruxelles est la protagoniste. Une histoire qui plaira aux lecteurs de Dan Brown. Une écriture maîtrisée!

Extraits

▪️Les meubles, c’est comme les gens, il faut gratter un peu leur vernis, pour savoir ce qu’ils valent. Et on est souvent déçu. p.14

▪️… au travers des courants et des tempêtes, il faut toujours s’efforcer de garder le cap. p.110

Note: 4/5

180° éditions, 2020, 384p.

Un jour, une citation: Tiziano Terzani

🇫🇷 Les meilleurs compagnons de voyage sont les livres: parle quand vous en avez besoin, silencieux lorsque vous souhaitez silence. Ils tiennent compagnie sans être envahissant. Ils donnent beaucoup sans rien demander…Tiziano Terzani « Un devin m’a dit: Voyages en Asie »

🇮🇹 Ho scoperto prestissimo che i migliori compagni di viaggio sono i libri: parlano quando si ha bisogno, tacciono quando si vuole silenzio. Fanno compagnia senza essere invadenti. Danno moltissimo, senza chiedere nulla. Tiziano Terzani « Un indovino mi disse »

(Photo: Bouquinerie, Saint-Sauveur-en-Puisaye)