Un jour, une citation: François Bott

C’est vrai: les livres sont des palais, des palaces, des grands hôtels. Où se donnent rendez-vous les rêves, les sentiments, les passions, les secrets et tous les étonnements, toutes les beautés. Et les bibliothèques sont des cathédrales. « La littérature est une défense contre les offenses de la vie » disait Cesare Pavese, et, pour employer une expression à la mode , elle « réenchante le monde » François Bott « Il nous est arrivé d’être jeune » « Croquis littéraires » La Table Ronde, La Petite Vermillon, p.103

(Photo: Galerie Bortier, Bruxelles)

Un jour, une citation: Éric de Kermel

🇫🇷 Prendre le temps de lire n’est pas seulement tourner page après page, mais prendre le temps des mots. Le temps de s’arrêter, de mâcher les mots comme l’herbe folle que l’on ramasse en balade et que l’on porte à sa bouche. Accepter de les déposer, comme on laisse reposer une pâte à crêpe, et de les reprendre ensuite. Éric de Kermel « La libraire de la place aux herbes » p.19

🇮🇹 Trovare tempo per leggere non significa soltanto voltare una pagina dietro l’altra, ma trovare tempo per le parole. Il tempo per soffermarcisi, per masticarle come i fili d’erba spontanea raccolti durante una passeggiata che mettiamo in bocca. Decidere di accantonarle per un po’, come quando si fa riposare la pastella per le crêpes, per poi riprenderle. Éric de Kermel . « La libreria di piazza delle erbe »

(Photo: Paris)

Un jour, une citation: Georges Simenon

Il n’y a pas deux personnes qui lisent le même roman de la même façon. Les résonances de chaque mot sont différentes selon les lecteurs. Alors, mieux vaut employer le moins de mots possible et surtout le moins possible de mots abstraits. Georges Simenon

« Conversations avec Simenon »de Francis Lacassin

(Photo : Bouquinerie, Bruxelles)

Un jour, une citation: Jeanne Benameur

Après tout, il suffit de bien peu parfois, une couleur sur un tableau, un sourire sur une photographie, un mot dans un livre, et nous voilà atteints dans l’une de nos failles, ramenés loin, loin, là où nous ne savions même plus que nous avions vécu et éprouvé. Et nous sentons se raviver et se réparer peut-être tout à la fois ce qui fut un moment de notre vie. Alors nous nous disons Comme c’est étrange, cette histoire, ou ce paysage, cette musique, sont si loin de ma vie et pourtant c’est aussi mon histoire, ce paysage c’est moi et cette musique, aussi. Jeanne Benameur « Ceux qui partent », Actes Sud, p.37

(Photo: Bouquinerie, Bruxelles)